Vote électronique: la Wallonie renvoyée au 19e siècle, selon le MR

Illustration du vote électronique
Illustration du vote électronique - © Michel Krakowski (Archive Belga)

Les oreilles du ministre wallon des Affaires intérieures, Paul Furlan (PS), ont sifflé mardi en commission du Parlement à propos de la décision du gouvernement de renoncer au vote électronique pour les élections communales et provinciales de 2012.

Selon le MR, le ministre a renvoyé la Wallonie, pourtant prompte à communiquer sur les entreprises de pointe qu'elle accueille, au 19ème siècle.

La Déclaration de politique régionale préconise de mettre fin à l'expérimentation actuelle du vote électronique et charge le ministre d'expérimenter les solutions de rechange électroniques qui permettent de conserver les bulletins de vote. Le 23 septembre 2010, le gouvernement a approuvé un cahier des charges portant sur cette expérimentation lors des élections d'octobre 2012. Le ministre a reçu cinq offres ouvrant au gouvernement le choix suivant:   le vote électronique accompagné de l'impression d'un ticket permettant à l'électeur de vérifier son vote et le stylo intelligent qui traduit électroniquement le vote exprimé sur un bulletin papier.

Paul Furlan inclinait en faveur de la deuxième formule en raison de son coût: 2,5 euros par bulletin si le système est généralisé à toutes les communes contre 4,5 pour la première et 1,35 pour le vote papier traditionnel. Le lancement d'un projet pilote, sur un nombre réduit de communes, aurait coûté trois millions d'euros.

"Nous sommes dans une situation de crise qui ne me permettait pas, moralement et économiquement, de revendiquer trois millions d'euros au budget", a souligné Paul Furlan.

  L'argumentn'a pas convaincu l'opposition.

"Quand je vois que l'on peut trouver 100 000 euros pour la Semaine de la frite, il me semble que l'on peut trouver quelques euros pour la démocratie en Wallonie", a répondu Jean-Luc Crucke.

Belga

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