Vivre avec 180 euros par mois, la députée Carla Dejonghe raconte

0,52 euro, c'est ce qui lui reste alors que ce pari doit prendre fin ce samedi. Un pari réussi qu'elle tient toutefois à nuancer : "J’ai compris qu’il y a survivre et vivre. Vivre cela veut dire avoir une vie sociale, pouvoir sortir, inviter des amis, avoir des loisirs. Tout cela je ne l’ai pas eu et puis, il n’y a aucun imprévu qui peut se passer. Par exemple, aller chez le dentiste est impossible".

Un coup d'éclat pour faire parler d'elle ?

La députée bruxelloise, qui a l'habitude de vivre avec quelques 5000 euros par mois, affirme qu'il ne s'agit pas ici d'un coup d'éclat pour mettre en évidence ce que l'on savait déjà. Elle estime avoir pu attirer l’attention sur le problème et "ouvrir quelque part les débats".

L'idée n'était pas non plus que l'on parle d'elle, déclare-t-elle. "Quand Thérèse Van Belle ("Miss sans abri 2010") me l’a proposé, cela a été spontané, j’ai réagi en tant que personne et pas en tant que politicienne."

"Je crois que j’ai surtout voulu attirer l’attention sur l’asbl avec laquelle je travaille déjà depuis un certain temps. J’ai été sur le terrain, cela m’a fait énormément plaisir de rencontrer des tas de gens qui font un travail remarquable et de voir comment tout cela se passe".

"Il n’y a pas de solution miracle"

Pour ce qui est du concret, Carla Dejonghe promet d'en parler avec ses collègues au Fédéral, au niveau flamand. "J’ai déjà mis plusieurs choses sur la table, entre autres, des cours de budget dans l’enseignement et puis, l’attribution trop facile des crédits. Je crois qu’il ne faut pas rêver, il n’y a pas de solution miracle. Je crois qu’il faut surtout miser sur l’enseignement, la formation et l’emploi. Il faut créer des chances, il faut que les gens les saisissent."

 

C. Biourge

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