Visites dans les maisons de repos : "Les Régions se concerteront pour définir les modalités pratiques"

Le Conseil National de Sécurité a décidé mercredi de prolonger les mesures de confinement au moins jusqu'au 3 mai inclus. La Première ministre Sophie Wilmès a indiqué que, à certaines conditions très strictes, les visites seront autorisées dans les maisons de repos ou de soin, et dans les centres qui accueillent des personnes porteuses d'un handicap. Interrogé par la RTBF, le ministre-président du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR) explique : "Je pense que c'est inhumain d'avoir des personnes âgées qui sont seules depuis des semaines, sans contact avec un membre de la famille. Il y a un accord entre les différentes Régions pour qu'on n'aille pas trop vite par rapport à ces visites. Nous allons laisser se dérouler les tests qui sont actuellement organisés pour le personnel soignant et pour les résidents. Et il y aura une concertation avec le secteur des maisons de repos dans les trois Régions pour définir les modalités pratiques de ces visites. Donc on va prendre un peu de temps par ce que je mesure aussi l'inquiétude qui peut naître dans les maisons de repos".


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En ce qui concerne l'enseignement, Pierre-Yves Jeholet confirme que, puisque les écoles ne rouvriront pas le 20 avril, toutes les certifications externes (CEB ou CESS) sont supprimées. Cela permettra de consacrer le temps qui reste avant la fin de l'année scolaire aux apprentissages. "Nous ne souhaitons pas avoir des sessions d'examens, mais il y aura une évaluation continue par rapport aux matières qui ont déjà été vues et par rapport à celles qui seront encore vues", dit-il.

On ne pourra pas compenser toutes les pertes de tous les secteurs

Le Conseil National de Sécurité a aussi annoncé que tous les événements de masse étaient annulés jusqu'au 31 août. Le secteur culturel est très inquiet des retombées économiques d'une telle mesure. C'est ainsi que le "circuit live belge" appelle d'urgence à un prolongement et à un élargissement des aides et soutiens existants. "C'est clair que le secteur culturel est en grande souffrance", admet Pierre-Yves Jeholet. "Je pense aux artistes, aux acteurs, aux créateurs, aux techniciens. Et le secteur culturel est un vrai secteur économique. Nous étudions ce problème avec le Fédéral par rapport au statut de l'artiste, au droit-passerelle. C'est en bonne voie, j'espère qu'on pourra annoncer de bonnes nouvelles. Nous avons aussi pris des mesures afin de maintenir une série de subventions, y compris pour des festivals qui n'auraient pas lieu. Et il y a une enveloppe de 8 millions d'euros pour aider le secteur culturel. Ce ne sera probablement pas suffisant. Je pense que c'est un secteur qui doit vraiment être soutenu. Mais, et je le dis pour l'ensemble des secteurs qui concernent la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour tous les indépendants et tous les travailleurs, je pense qu'on ne pourra pas compenser toutes les pertes de tous les secteurs. Je pense qu'on doit faire un maximum par rapport aux secteurs dont la viabilité est en jeu par rapport à cette crise qu'il n'ont évidemment pas choisie".

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