Visites dans les maisons de repos : elles restent interdites pour le moment

Virage à 180 degrés dans l’épineux dossier des visites dans les maisons de repos et de soin (MRS). Le Conseil national de Sécurité avait annoncé, mercredi, l’autorisation de visite aux résidents des structures d’hébergement, maisons de repos ou de soins, centre pour personnes handicapées. Et ce, à condition que le visiteur soit un proche désigné (une seule personne, donc), qui n’aura pas eu de symptômes du COVID-19 dans les deux semaines qui précèdent la visite.

C’était sans compter le tollé général dans le secteur, certaines communes allant même jusqu'à annoncer qu’elles maintiendraient l’interdiction. Hier, à la Chambre, la Première ministre avait annoncé un Comité de Concertation (ComeCo) sur ce dossier. Réuni cet après-midi, celui-ci est revenu en arrière.

Oubliez les visites ce lundi : Le ComeCo annonce "la volonté partagée d’organiser, via les Régions et les Communautés, une concertation préalable avec le secteur afin de mettre en place un système de visites des résidents des structures d’hébergement, par un membre de la famille qui ne présente aucun symptôme depuis quinze jours, dans les conditions de sécurité sanitaires requises." Et parmi ces conditions requises, il y aura, entre autres, le testing de l’ensemble des résidents et du personnel des MRS, une procédure en cours et qui pourrait prendre deux semaines, voire plus. Ce n’est donc pas avant le mois de mai, si le secteur peut se le permettre, que les visites seront possibles dans les maisons de repos et de soin. Des régions pourraient décider d'aller plus vite, celles-ci sont compétentes pour les MRS. Reste que 48 heures plus tard, c’est donc un retour en arrière...

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK