Visite très politique du ministre belge des Affaires étrangères en Iran

Mehdi Honardoost, le directeur général pour l'Europe de l'Ouest des Affaires étrangères iraniennes accueille Didier Reynders samedi soir à l'aéroport de Téhéran
Mehdi Honardoost, le directeur général pour l'Europe de l'Ouest des Affaires étrangères iraniennes accueille Didier Reynders samedi soir à l'aéroport de Téhéran - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Des relations à nouveau normales avec l'Iran sont possibles à la condition que la république islamique conclue un accord transparent avec la communauté internationale en ce qui concerne son programme nucléaire, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders dimanche à son arrivée sur le sol iranien.

Didier Reynders est arrivé à Téhéran samedi soir. Cette visite s'inscrit dans une démarche européenne pour faire respecter notamment les accords de dénucléarisation.

"Il est possible pour l'Iran de trouver à nouveau un terrain d'entente avec la communauté internationale, mais d'abord un accord transparent doit être conclu sur le programme nucléaire, avec un véritable contrôle international. Les relations économiques pourront alors aussi reprendre", a souligné Didier Reynders.

Le ministre belge a deux importantes rencontres ce dimanche : avec le président iranien Hassan Roani et avec le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Cette visite en Iran, la première d'un ministre belge depuis 10 ans, s'inscrit d'abord dans une démarche européenne. Après trois autres collègues, Didier Reynders est le 4ème envoyé européen à venir pour rappeler aux dirigeants iraniens qu'ils ont tout à gagner d'un respect des accord de dénucléarisation. Le processus, on le sait, est sur les rails, et devrait aboutir peut-être dans les mois qui viennent avec, à la clef, la levée de sanctions économiques et financières.

Autre élément fort de cette visite : demander au régime des mollahs de poser des gestes humanitaires visant à réduire les tensions régionales. Ici, on parle de corridor humanitaire en Syrie, ou de la situation en Afghanistan, d'où partent aussi des trafiquants de drogue. Et le ministre belge d'insister sur une mission "essentiellement politique". De la réussite de cet exercice peut dépendre une pleine réintégration de l'Iran sur la scène internationale, mais voici qui suppose une totale participation de tous les cercles de pouvoir en Iran, une donnée qui reste encore inconnue aujourd'hui.

 

Willy Vandervorst et Jean-Marc Vierset

 

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