Visas à une famille d'Alep: pour Theo Francken, suivre la décision des juges "serait un pas trop loin"

Visas à une famille d'Alep: pour Theo Francken, suivre la décision des juges "serait un pas trop loin"
Visas à une famille d'Alep: pour Theo Francken, suivre la décision des juges "serait un pas trop loin" - © Tous droits réservés

Après les incidents qui ont émaillé le début de la soirée organisée à l'initiative du MR, le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken a longuement détaillé la politique menée par le gouvernement en matière d'immigration, lundi soir à Gosselies.

Il a évoqué les évolutions de la législation sur les étrangers, notamment en matière de permis de séjour, et les dispositions permettant de les réguler davantage. Concernant les catégories qui ont fait l'objet de décisions particulières, il a cité l'imam de Dison et abordé, plus généralement, le screaming plus intensif qui a été décidé.

Augmentation du nombre de places dans les centres fermés

Au sujet de la politique internationale, il a rappelé les conséquences de la chute de Kadhafi, l'afflux de migrants et les tensions suscitées en Grèce. Il a aussi évoqué la difficulté pour l'Europe de parvenir à un accord avec la Turquie, dont il ne faut pas "sous-estimer" ce qu'elle fait pour les réfugiés, selon le secrétaire d'Etat.

Sur le dossier de la famille syrienne, il a répété qu'un juge ne pouvait ordonner au gouvernement d'octroyer des visas. Si le climat s'était apaisé depuis le début de son exposé, plusieurs spectateurs ont alors brandi des panneaux en scandant "Francken buiten", avant de quitter la salle.

Pour lui, suivre la décision des juges serait "un pas trop loin", alors qu'il y a 60 millions de réfugiés dans le monde. Il plaide pour l'augmentation du nombre de places dans les centres fermés, qui ont été portées de 400 à 600 depuis l'entrée en fonction du gouvernement.

M. Francken a aussi dit sa conviction que la Belgique pourrait conclure avec l'Algérie un accord bilatéral tel que celui qui existe avec le Maroc. La parole a ensuite été donnée au public, sans autre incident à ce moment.

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