Visa à une famille d'Alep: "Ce genre de décision menace la démocratie"

Visa à une famille d'Alep: "Ce genre de décision menace la démocratie"
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Visa à une famille d'Alep: "Ce genre de décision menace la démocratie" - © LUC CLAESSEN - BELGA

Le président de la N-VA Bart De Wever estime que la décision du Conseil du contentieux des étrangers, qui impose l'octroi d'un visa humanitaire à une famille syrienne, est "contraire à la loi et irréaliste" et menace la démocratie, a-t-il commenté vendredi soir sur le plateau de Terzake sur la chaîne Canvas.

Dans le passé, ce sont aussi les juges qui "ont ouvert les portes de l'Europe"."Cette décision d'un magistrat, un francophone membre du Conseil du contentieux des étrangers, je la trouve irréaliste, incorrecte et contraire à la loi. Tous les juristes que j'ai consultés et qui me conseillent partagent ce point de vue", a ajouté Bart De Wever.

Je n'ai pas piétiné la séparation des pouvoirs

"Ce genre de décision menace la démocratie et ébranle l'Etat de droit", a-t-il poursuivi. L'homme fort des nationalistes flamands a ensuite souligné qu'il n'avait parlé que "d'une décision, prise par un seul juge" et qu'il ne visait donc "pas la magistrature dans son ensemble". "Je n'ai pas piétiné la séparation des pouvoirs, (...) ai-je encore le droit de donner ma propre opinion sur une décision judiciaire", s'est-il interrogé.

A l'instar du secrétaire d'État à l'Asile, Theo Francken, Bart De Wever a répété que, selon lui, la décision prise par le Conseil du contentieux des étrangers, qu'un arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles impose à l'État d'exécuter, mettait en péril toute la politique d'asile de la Belgique. Elle repose, soutient-il, sur une interprétation inédite et activiste de la loi. 

Bart De Wever va encore plus loin et parle de "problème politique majeur". En référence à l'amende de 4000 euros par jour, il commente : "Je n'ai jamais dit qu'on ne payerait pas l'amende. Mais il en sera question que s'il on perd devant le Conseil d'Etat. Et là, on aura vraiment un problème politique majeur car le législateur sera en effet caduc. On a de toute façon un gros problème politique mais si le législateur et le Conseil d'Etat confirme que c'est la loi, qu'il faut accorder un visa... Alors oui, on a un sérieux problème."

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