Virage fiscal : les partenaires du gouvernement Michel étalent leurs divergences

Chacun avance ses tabous en matière de réforme fiscale. Le dernier en date est celui de Bart De Wever (N-VA), qui refuse que l'on touche à l'immobilier. Et lors du débat de la RTBF, la majorité a une fois de plus étalé ses divergences.

"Tout est sur la table", c'est ce qu'affirme le député Benoît Piedboeuf, pour le MR, qui veut rester au-dessus de la mêlée. Et il avance même des chiffres : "On n’a pas de tabou. Et une fois qu’on va se mettre autour de la table, on va trouver des solutions qui vont permettre de réaliser ce tax-shift. Le ministre des Finances a préparé des hypothèses de tax-shift qui vont de 3 milliards à 8 milliards. On sait bien qu’on n’arrivera pas à 8 milliards, on va discuter de 5 milliards et on va mettre ce qu’il faut sur la table".

5 images
Dessin de Pierre Kroll © Kroll
Dessin de Pierre Kroll © Kroll

Le MR a beau dire, certains dossiers restent tabou pour les partenaires de la majorité. La TVA, par exemple. "Nous ne sommes pas partisans d’aller vers la TVA" indique Rik Daems, député Open VLD : "La TVA touche évidemment plus fort les gens qui ont moins de revenus. On l’a déjà dit il y a dix ans au parlement fédéral".

La TVA pourtant est bien dans les tablettes du CD&V, comme le dit Eric Van Rompuy. Et ce n'est pas la seule piste défendue par les sociaux- chrétiens flamands : "Quand on veut un tax-shift de 5 milliards, faire quelque chose dans la consommation, ça c’est clair. Un deuxième élément, c’est le capital : là le CD&V dit qu’il faut des plus-values dans le secteur de l’immobilier. Et aussi naturellement dans le mobilier. Et en troisième lieu, il faut l’éco-fiscalité".

"Une bêtise"

Taxer les plus-values, comme le demande le CD&V, voilà un autre point de divergence : une "bêtise" répond Rik Daems, Open VLD : "Nous disons tout simplement que c’est une mauvaise idée. Toutes les taxes qui tuent l’activité économique, c’est une bêtise".

Bref, il y aura encore beaucoup de discussions au sein de la majorité avant que le dossier ne soit mûr. Charles Michel, lui, a promis un accord avant l'été.

RTBF

5 images
Dessin de Pierre Kroll © Kroll
Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK