Violences policières contre migrants: il s'agit "d'allégations gratuites" selon le syndicat policier SLFP

Un policier proche du Parc Maximilien, où se réunissent de nombreux migrants
Un policier proche du Parc Maximilien, où se réunissent de nombreux migrants - © Thierry Roge - ISOPIX

Le syndicat policier SLFP qualifie les résultats de l'enquête de Médecins du Monde auprès des migrants de transit d'"allégations gratuites". Selon l'étude de l'ONG, un quart des sondés déclare avoir été maltraité par des policiers belges. "Le pays serait en bien mauvaise posture si c'était le cas", réagit le vice-président du SLFP, Vincent Houssin.

Il estime que si ces affirmations étaient vraies, des centaines de migrants auraient été victimes de violence. "Si on est un minimum sain d'esprit, on sait que ce n'est pas possible. Les policiers sont totalement démotivés d'entendre ces accusations, en plus des tâches toujours plus nombreuses qu'ils se voient attribuer".

Pour ce qui est des migrants de transit, la tâche de la police se limite en principe à l'appréhension de ces personnes et à leur transfert vers l'Office des étrangers. En réalité, regrette Vincent Houssin, la police doit les transporter à travers tout le pays ou encore les surveiller au centre 127bis de Steenokkerzeel. "Cette situation n'est pas saine. Ces gens sont interpellés par la police et c'est aussi la police qui doit les surveiller."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK