Vic Van Aelst, N-VA: "Di Rupo et Milquet violent notre langue"

Vic Van Aelst
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Vic Van Aelst - © Archive Belga/ YORICK JANSENS

Invité de la VRT Radio, l'avocat Vic Van Aelst (N-VA) s'en est une nouvelle fois pris aux hommes politiques francophones. Le néerlandais n'est pas respecté en Belgique et les Flamands sont trop braves, a-t-il répété.

Il y a quelques jours, devant le parlement bruxellois, Vic Van Aelst avait prononcé un discours remarqué, déclarant qu’il voulait  être "solidaire des Turcs, mais pas des Wallons", qu’il accusait de plumer la Flandre depuis 180 ans.

Interrogé par la VRT ce lundi, Vic Van Aels déclare qu'il perçoit chez "ceux qui décident en Belgique francophone" un "incroyable sentiment de supériorité". L'avocat, qui a récemment rallié les rangs de la N-VA, a précisé qu'il parlait à titre personnel.

"Di Rupo, Onkelinx et Milquet violent notre langue"

"Ecoutez comment Di Rupo, Onkelinx et Milquet violent notre langue. Cela me fait mal au coeur", a lancé Vic Van Aelst. Il dit tirer ses considérations de 40 années d'expérience comme habitant de Bruxelles et de la périphérie et comme avocat à Bruxelles. "J'ai toujours vu que les francophones ne peuvent pas respecter les règles du jeu", faisant référence à l'emploi des langues dans les hôpitaux et au Palais de justice. Pour lui, il n'y a jamais eu de compromis à la belge mais bien une succession de concessions faites par les Flamands. Et d'ajouter qu'il a rallié la N-VA parce qu'il a vu "pour la première fois, un parti qui résiste aux partis francophones". 
Vic Van Aelst a une nouvelle fois critiqué le fait que les Flamands doivent se battre pour obtenir le simple respect de leurs droits. A propos de BHV, il stigmatise le fait que "nous devons payer pour quelque chose qui nous appartient constitutionnellement".

J. Milquet : à la limite de l'injure

"Quand on en vient à attaquer les personnes, à la limite de l'injure, c'est que l'on arrive à un moment où il est temps d'aboutir", a commenté lundi Joëlle Milquet.

"C'est grave, le respect n'est plus garanti" lorsque surviennent de telles attaques, a ajouté Joëlle Milquet, interrogée sur le climat actuel des pourparlers.

Se refusant à citer spécifiquement la N-VA ou un de ses membres, elle a invité à relire les propos tenus par les uns et les autres ces derniers mois. "Vous n'aurez jamais entendu un (responsables politique) francophone user de tels adjectifs", a-t-elle souligné.

Face à des propos qu'elle qualifie d'excessifs et infondés, Joëlle Milquet a assuré ne pas vouloir provoquer de rupture dans les pourparlers communautaires. "On continue, je tiens trop à cet Etat pour ne pas avancer", a-t-elle conclu.

A.L. avec la VRT et Belga

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