Veviba: "Plus question de travailler avec Verbist" s'accordent MR et cdH

Cela fait presque une semaine que le sujet est sur toutes les lèvres: le "scandale Veviba".  Des perquisitions sur le site de l'entreprise à Bastogne ont dévoilé des pratiques non conformes aux règles de l'AFSCA. La menace qui plane sur nos assiettes suite à cette affaire était au centre de notre débat.

L'affaire Veviba, c'est quoi? C'est 200 palettes contrôlées, dont 133 se sont avérées non-conformes ; des déchets de viande de catégorie 3 (normalement interdite à la consommation humaine) dans de la viande hachée ; des dates de congélation et des carcasses falsifiées.

Ces informations posent de nombreuses questions. Depuis, les révélations vont bon train, tout comme les attaques politiques et les attaques de l'AFSCA. L'agence fédérale est très critiquée dans ce débat.

Quoi qu'il en soit, du côté de la fédération des bouchers belges, c'est presque le soulagement. Pour leur représentant, Jean-Luc Pottier, ce scandale qui concerne un industriel devrait pousser les consommateurs chez les artisans bouchers. Un mal pour un bien. "Nous travaillons en circuit cours, nous connaissons les fermiers chez qui nous nous fournissons, nous payons un prix juste pour que tout le monde puisse gagner sa vie, et nous faisons toutes nos charcuteries, hachis, découpes dans nos ateliers". 

"Plus question de travailler avec Verbist"

Pour le groupe Verbist (propriétaire de Veviba), en tout cas, ça sent le roussi. Le ministre wallon de l'agriculture, René Collin l'affirme : "Il y a une perte de confiance qui est totale. Les acheteurs, les clients n'ont plus confiance. Il faut travailler avec des repreneurs qui sont d'ailleurs d'ores et déjà recherchés. La vérité judiciaire sera dite, mais au regard des 16 problèmes relevés par l'AFSCA, dont certains très graves, le groupe Verbist n'a plus de crédibilité". Le libéral Damien Thiery va, lui aussi, dans ce sens: "Devant un scandale d'une telle ampleur, il faut se poser les bonnes questions. La réponse est extrêmement claire: nous ne pouvons plus travailler avec ces gens-là". 

La Santé n'aurait pas du perdre l'AFSCA

Pour Muriel Gerkens (Ecolo), L'AFSCA n'est pas toute blanche dans ce dossier. Si, notamment, des pièces de viandes ont pu être conservées une douzaine d'années dans les congélateurs, il n'est pas normal que l'AFSCA ne l'ait pas remarqué. Le ministère de tutelle de l'agence n'est, par ailleurs, pas le bon, pour la député. "Le ministère de la Santé, n'aurait jamais dû perdre la tutelle de l'AFSCA au profit du ministère de l'Agriculture. Ça ne va pas, car quand on transfère le contrôle de la production agricole vers un ministre en charge de l'Agriculture, on le met dans une situation de conflit permanent entre l'intérêt du producteur et celui du contrôle et de la santé". 

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