Veviba : "Le groupe Verbist n'est pas Blanche-Neige", riposte Denis Ducarme

Denis Ducarme, ministre de l'Agriculture
Denis Ducarme, ministre de l'Agriculture - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

"Le scandale Veviba n'est pas un mirage et Verbist n'est pas Blanche-Neige", riposte ce mardi Denis Ducarme (MR), le ministre fédéral de l'Agriculture, accusé par le groupe d'avoir lancé "un tumulte hystérique sans précédent" à son encontre.

"Lors des perquisitions menées le 28 février dernier chez Veviba, près de 70% des palettes étaient non conformes, soit 138 palettes sur 200. On y a découvert des dates de congélation postérieures à la date de la perquisition ainsi que des produits sans étiquetage et donc sans traçabilité. Des déchets de catégorie 3 (à savoir des morceaux de viande impropres à la consommation humaine) ont également été retrouvés dans des bacs de viande destinée à la consommation humaine. Voilà les faits", souligne le ministre.

"Le groupe Verbist n'est pas absent du dossier et sa responsabilité est vraisemblablement engagée", poursuit-il en rappelant que l'Etat belge s'est porté partie civile dans le dossier. "Notre avocat agira de manière très ferme", avertit enfin Denis Ducarme.

Pierre-Yves Jeholet : "Sans volonté de Verbist de céder ses sites, impossible d'œuvrer à une reprise"

"Sans volonté du groupe Verbist de céder ses différents sites, il est impossible d'œuvrer à une reprise", affirmé ce mardi le ministre wallon de l'Economie, Pierre-Yves Jeholet (MR), selon qui, dans le scandale Veviba, la Wallonie "a agi et continuera à agir dans une logique économique".

Selon le ministre, dès le retrait de l'agrément de l'abattoir de Bastogne, la Région wallonne - via la SOGEPA, son bras financier - a poursuivi "un objectif clair: la préservation d'une filière économique impliquant de nombreux agriculteurs et sous-traitants, ainsi que les distributeurs".

Le gouvernement wallon a ainsi dépêché des "intérim managers" au sein de l'entreprise qui ont travaillé d'une part à la récupération d'un agrément afin de relancer l'activité et d'autre part à la recherche de candidats repreneurs.

Ce processus de reprise avait conduit à recevoir des offres fermes de plusieurs candidats et des négociations avec les principaux acteurs avaient permis d'aboutir à un projet d'accord global qui permettait d'envisager un avenir pour l'ensemble des sites. "Cependant, le groupe Verbist, actionnaire de l'entreprise Veviba, ne souhaite plus céder ses différents sites et ce en contradiction avec ce qui était convenu jusqu'ici", pointe Pierre-Yves Jeholet.

La mission d'accompagnement de la SOGEPA - qui a reçu le 31 mai dernier un agrément conditionné pour reprendre les activités de l'entreprise de Bastogne - s'arrêtera donc comme prévu initialement le 15 juin prochain. Elle poursuivra par contre ses efforts afin de permettre le retrait de la Région des engagements contractés il y a plusieurs années dans le groupe, a conclu le ministre.

Archives : la sous-traitance pose question au JT 13h du 20/03/2018

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