Vervoort veut "éviter les majorités alternatives"... sauf pour le décumul intégral?

Vervoort veut "éviter les majorités alternatives"... sauf pour le décumul intégral ?
Vervoort veut "éviter les majorités alternatives"... sauf pour le décumul intégral ? - © Tous droits réservés

"Un pied dedans et un pied dehors, ça ne va pas. Les discours dans tous les sens, ce n'est pas tenable, maintenant, c’est stop."

Invité de Matin Première ce mardi, Rudi Vervoort, ministre-président, justifiait ainsi sa demande d'un vote de confiance au gouvernement bruxellois.

Une façon de siffler la fin de la récréation en quelque sorte: "On doit maintenant se concentrer sur les problèmes importants. Il faut maintenant respecter les règles internes d'une majorité et arrêter de taper sur ses partenaires au gouvernement. Il y a surtout un parlement qui doit fonctionner, éviter les majorités alternatives à tout va".

Une majorité alternative qui pourrait pourtant survenir sur les questions de bonne gouvernance puisque le PS ne rejoint pas le cdH sur certaines mesures proposées: "Réduire le salaire des ministres de 10% ? J’ai constaté qu’après diminution, celui des ministres wallons reste un peu au-dessus des autres régions, il n'y donc pas de raison de suivre cette mesure au niveau bruxellois. D'autant qu'il faudrait convaincre les Flamands, que ça fait ricaner un peu".

Et à l'inverse, Rudi Vervoort confirme que le PS soutiendra la proposition de décumul intégral déposée par Ecolo, et dont le cdH ne veut pas.

Un décumul qui ne s'appliquerait qu'en 2019, rappelle Rudi Vervoort, bourgmestre empêché d'Evere, qui confirme qu'il se présenterai bien aux élections communales et qu'il défendra son bilan régional en 2019. "Je choisirai en 2019". 

"Manque d'ambition et médiocrité"

Interrogé sur la polémique autour du nouveau musée d'art contemporain qui doit s'installer dans l'ancien garage Citroën près de Tour et Taxis, Rudi Vervoort a mis les choses au point: son ancien chef de cabinet Yves Goldstein n'a qu'un rôle de lancement dans ce projet à durée déterminée: "Il y travaille depuis un an comme chargé de mission. Mais il ne sera pas directeur de musée. Son rôle est de mettre en place les structures; les concours d’architecture, etc."

Le ministre-président bruxellois se montre donc agacé par le blocage affiché par Benoît Lutgen, qui dénonce une politisation de la direction: "Ce que j’ai entendu traduit une méconnaissance du dossier. Il n'y a pas encore de directeur puisqu'il n'y a pas de musée. Bien sûr qu’une fois que le musée sera là, il y aura un assessment pour désigner les personnes qui le dirigeront "

Il est urgent de trouver un apaisement dans ce dossier: "Nous nous sommes engagés pour des expos dès l’année prochaine, avec la collaboration du centre Pompidou" explique Rudi Vervoort qui parle d'un "manque d’ambition et d'une certaine forme de médiocrité".

Il reconnaît la difficulté à mener un grand projet d'envergure au niveau international à Bruxelles: "Si le stade ne se fait pas, on va railler le monde monde politique en disant: "Ils n’y sont pas arrivés". Mais ici, ce qui se passe, c’est une concurrence commerciale".

Pour lui, tout espoir n'est cependant pas perdu: "La décision tombera en novembre. Le permis est introduit, c’est au gouvernement flamand à dire oui ou non".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK