Vers un reconfinement local en Belgique ? "Pas à l’ordre du jour, l’augmentation des cas n’est pas assez forte"

C’est la question qui est sur toutes les lèvres depuis qu’on reparle en Belgique d’augmentation du nombre de cas de coronavirus : risque-t-on de devoir reconfiner le pays pour enrayer les transmissions, en tout ou en partie ?

Dans de nombreux pays dans le monde, des pays qui ont déconfiné ont décidé de reconfiner certaines zones où le virus était en recrudescence. Ça peut aller de quelques blocs d’immeubles, comme à Mondragone en Italie, à des "districts", comme à Lisbonne, des villes comme à Leicester, ou des cantons comme en Allemagne.

Dans certains cas, c’est un reconfinement pur et dur, avec interdiction totale des déplacements non essentiels, dans d’autres, c’est un retour en arrière sur des mesures qui avaient été assouplies, comme la fermeture des cafés ou les possibilités de se rassembler.

Alors, un tel reconfinement local est-il envisageable en Belgique et quelle forme prendrait-il ?

On sait que chez nous, certaines provinces, voire certaines communes sont plus touchées que d’autres. Mais selon Marius Gilbert, épidémiologiste et membre du groupe "déconfinement" dans le groupe d’experts désigné par la Belgique, "on n’en est pas là".

La possibilité est pourtant bien étudiée au sein du groupe d’experts : "On en discute, on y réfléchit dans la prévention d’une seconde vague éventuelle. Mais on n’en est pas là car les reprises qu’on constate pour le moment, on peut les contrer par un simple rappel des mesures de prévention. Ces augmentations ne sont pas suffisamment fortes que pour nécessiter une vague de mesures plus fortes et régionalisées à l’heure qu’il est".

Même discours chez la Première après le Conseil National de Sécurité: "On prendra toutes les mesures qui seront estimées appropriées, par exemple au sein d'une communauté. Il n'y a pasas raison de l’exclure, mais on doit voir avec le GEES où on place le curseur. Il y a déjà eu des décisons par rapport à des écoles, par exemple, lorsque des foyers ont été découverts, elles ont été fermées. Mais nous n’en sommes heureusement pas encore là. "

Les provinces d'Anvers, du Limbourg et de Liège sont les zones les plus concernées par ces hausses de cas, qu'il faut toutefois relativiser, rappelle l'épidémiologiste: "On a parlé d’une augmentation de 11%, mais à partir d’un chiffre beaucoup plus petit que ce qu'il n'était autrefois. On part d’un taux d’incidence qui est plus bas qu’il ne l’a jamais été, on était dans une situation où les chiffres baissaient chaque jour, et donc d'un niveau de contamination vraiment très bas. Donc même si le pourcentage peut paraître important, en chiffres absolus, l'augmentation reste relativement faible".

 

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