Vers un examen d'entrée pour les étudiants en médecine wallons et bruxellois?

Sur les 4000 étudiants venus passer l'examen d'entrée en médecine en Flandre, environ 12% devraient finalement être admis
Sur les 4000 étudiants venus passer l'examen d'entrée en médecine en Flandre, environ 12% devraient finalement être admis - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Cela fait bientôt deux semaines que Jean-Claude Marcourt (Ministre de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles) et Maggie De Block (Ministre fédérale de la Santé) négocient l’avenir des étudiants en médecine francophones. Pour l’instant rien ne filtre sur les pistes discutées, mais en coulisse la piste de l’examen d’entrée est de plus en plus souvent évoquée. 

Hasard du calendrier, aujourd’hui environ 4000 personnes se sont rendues au Heysel pour passer un examen d’entrée aux études de médecine, mais celui-ci concerne les universités flamandes. Au nord du pays, ce filtre préalable existe depuis 1997, année où le nombre de numéros INAMI disponibles a été limité.

En Flandre, 12% de réussite

Si les candidats étaient nombreux ce matin, tous le savent, les admis le seront nettement moins. Lors de la dernière session, sur près de 5000 participants, seuls 606 ont réussi l’épreuve. Cela correspond à un taux de réussite de 12,1%. C'est très peu, mais pour les organisateurs du test, le système est efficace: 85% des étudiants admis réussissent leurs études et surtout quasi tous devraient obtenir ce fameux numéro qui donne accès à la profession. " Les projections que nous pouvons faire en Flandre,  sur base du nombres d'étudiants qui entament les études de médecine et les estimations qui vont jusque 2021-2022,  montrent que nous restons dans le cadre du contingentement prévu.  Et je pense que c'est une option qui peut être examinée pour  la communauté française" explique Jean Eggermont, le président de la commission chargée d’organiser cet examen de sélection en Flandre.

Trouver une solution est maintenant une urgence.

L'exemple flamand pourrait-il inspirer les francophones? Jusqu'à présent la Fédération Wallonie-Bruxelles a toujours rejeté cette option. Mais aujourd'hui, le contexte a changé. Les récentes décisions de justice et les polémiques autour de ce dossier mettent la pression sur les ministres compétents. De plus, la rentrée des facultés de médecine est dans 15 jours à peine et beaucoup d'étudiants ne savent toujours pas s'ils pourront passer en deuxième année.

Reste que ces négociations sont difficiles, avec d'un coté Jean-Claude Marcourt pour qui instauré un filtre est délicat, et de l'autre Maggie de Block pour qui revoir les quotas de numéros Inami ne semble pas possible.

 

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