Vers un "Braxit" en Flandre? Le président N-VA de la Chambre Siegfried Bracke poussé vers la sortie

Alors qu'Elio Di Rupo semble de plus en plus attaqué de toute part, de l'autre côté de la frontière linguistique, un autre monument politique vacille: Siegfried Bracke, le président N-VA de la chambre, est contesté au sein-même de son parti. A tel point qu'on se demande si l'homme jouera encore un rôle dans les prochaines élections, aux communales de 2018 ou aux régionales de 2019.

La presse flamande parle déjà d'un "Braxit" et de la "fin de carrière" de Siegfried Bracke, ex-journaliste vedette de la VRT, passé en politique chez les nationalistes qui lui ont accordé le perchoir de la Chambre en 2014.

A 64 ans il ne semble plus très en cour dans le parti de Bart de Wever, notamment depuis la polémique sur son mandat rémunéré à Telenet en plein scandale des cumuls de mandats chez Publifin/Publipart. Il avait dû renoncer en février et à son mandat et à sa place de tête de liste à Gand pour les prochaines communales au profit d'Elke Sleurs.

Sentant le vent tourner, Siegfried Bracke avait déclaré la semaine dernière que si cela ne tenait qu'à lui il se retirerait de la vie politique. Son parti semble vouloir l'exaucer. La preuve: la place visiblement "à prendre ou à laisser" qu'il occuperait finalement sur la liste gantoise, l'avant-dernière, autrement dit pas vraiment en vue.

Sauf qu'il y a aussi une part de chantage en coulisses, certains élus N-VA gantois menaçant de se retirer si Bracke - 8500 voix de préférence en 2012 - n'était pas de l'aventure électorale à une meilleure place, la liste nationaliste se voyant par ailleurs déjà déforcée par deux départs effectifs annoncés dont celle du député fédéral Peter De Decker.

Siegfried Bracke a jusque la fin de la semaine prochaine pour se décider.

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