Mise au Point: "Ventres à louer et désir d'enfants"

«  Ventres à louer et désir d’enfants »
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« Ventres à louer et désir d’enfants » - © BRUNO ARNOLD - BELGA

Cette semaine dans Mise au point, le grand débat portera sur la gestation pour autrui (GPA). Est-ce la naissance d’un marché de ventres à louer ? Le fait de vouloir un bébé est-il un droit absolu et à quel prix ? Le face à face opposera quant à lui le PS et le MR sur les prévisions du Bureau du Plan : 200 000 emplois créés en 2020. Un bon point pour la majorité ?

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11:25 REVU ET CORRIGE

Alain Gerlache et Florence Hainaut passeront l’actualité de la semaine à la moulinette. Ce dimanche, on les retrouve en compagnie des prolifiques Pierre Kroll, Béatrice Delvaux ("Le Soir") et Catherine Ernens ("L'Avenir"). L’émission sera pimentée par les images sélectionnées par Kevin Dero, qui a vu ce que vous n’avez peut-être pas vu, ou alors pas comme ça. Alex Vizorek sera également présent avec son Sigmund, tous les deux bien agités du bocal.

11:55 MISE AU POINT : PREMIER DEBAT : "200 000 emplois créés en 2020 : le gouvernement est-il dans le bon ?"

Face à face entre Willy Borsus - Ministre MR des classes moyennes et Ahmed Laaouej à propos des dernières prévisions économiques 2015-2020 du Bureau fédéral du Plan. 200 000 créations d’emplois d’ici 2020, c’est le Bureau fédéral du Plan qui le dit. Selon le gouvernement, l’action de la majorité porte ses fruits ?

La prévision est-elle fiable ? Si l’emploi augmente le chômage ne diminue pas, s’agit-il de nouveaux emplois ? La compétitivité améliorée est-elle la seule conséquence de ce gouvernement en place ou aussi un peu du précédent ? PS et MR auront une lecture fort divergente de chiffres de prévisions. Le MR prévoyant le meilleur en termes de création d’emploi, et le PS le pire aux travailleurs.

12:15 MISE AU POINT : DEUXIÈME DÉBAT : "Ventres à louer et désir d’enfants"

La GPA, trois lettres qui font débat : gestation pour autrui.

Le principe ? Le ventre d’une mère porteuse mis à disposition d’un couple. Le bébé rejoindra alors les parents qui ont souhaité l’avoir, sans pouvoir eux-mêmes faire ce bébé. La mère porteuse abandonne alors ses droits sur l’enfant, qui est adopté ensuite par ses parents intentionnels. En fait, c’est un peu comme un don d’organe et, dans ce cas, l’organe est un bébé.

La gestation pour autrui se pratique en Belgique, dans trois centres de procréation médicalement assistée (Gand, Bruxelles et Liège). Il y a, selon nos informations, une vingtaine de cas par an.

Il s’agit d’une pratique médicale parfaitement maîtrisée. De la haute technologie, certes, mais aussi de la haute voltige éthique. Certains reprochent une commercialisation du corps de la femme. Certaines associations féministes et gays s’opposent sur la question.

Récemment, une société commerciale a tenu un salon à Bruxelles, la polémique a gonflé à cette occasion, mais le débat est plus ancien. Il y a plus de 10 ans, le comité d’avis bioéthique pointait déjà le risque de commercialisation et de dérives. Mais quelles dérives et quels risques ?

Le droit d’avoir un enfant est-il un droit absolu ? Peut-on utiliser la médecine pour assouvir les désirs de parentalité d’un couple d’hommes ?

Faut-il interdire la GPA commerciale ? Que fait-on des intermédiaires ? La logique du marché, du commerce est-elle applicable aux bébés ? Faut-il limiter ou encadrer la GPA dites altruistes ou éthiques ? Faut-il restreindre ou ouvrir plus largement les possibilités mises en pratique actuellement dans la gestation pour autrui ? Et si on n’encadre rien, quelles sont les dérives possibles ? La mère porteuse, ne court-elle pas de risque ? Garde-t-elle le droit de disposer de son corps ? Pourrait-elle changer d’avis et garder l’enfant? Peut-on éviter le tourisme de la gestation pour autrui ?

A l’heure de la mondialisation, il n’est pas rare que des couples aillent aux Etats-Unis, en Inde ou en Ukraine pour recourir à des mères porteuses. Des couples gays l’ont fait, et si ce n’est pas fréquent, ce n’est pas rare non plus. Des agences commerciales proposent même un choix d’enfant presque sur demande (yeux, cheveux, taille,…) Pour ça, que fait-on ? La Belgique ne peut pas interdire la GPA aux Etats-Unis… mais quid des enfants qui reviennent ici ? Quels droits ont-ils ? Faut-il autoriser, légaliser la GPA chez nous pour éviter la "fabrique à bébés" ailleurs ?

Le débat divise et pour en parler Baudouin Remy recevra

Christine Defraigne – MR, présidente du Sénat

Karine Lalieux – PS, députée fédérale

François Desquenes – CDH, sénateur

Benoît Hellings, Ecolo, député fédéral

Mariano Iossa – président de "homoparentalités"

Valérie Lootvoet – Université des femmes

Michel Dupuis – Philosophe UCL, vice-président du comité d’avis bioéthique

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