Ventes d'armes: action à Namur d'Amnesty qui dénonce la "Wallonie immorale"

Des militants d'Amnesty International ont accroché une banderole géante
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Des militants d'Amnesty International ont accroché une banderole géante - © Amnesty International

Des militants d'Amnesty International ont accroché un drapeau et une banderole géante représentant un coq wallon ensanglanté au pont de Jambes à Namur samedi, à l'occasion des Fêtes de Wallonie, afin d'appeler la Région wallonne à suspendre ses ventes d'armes aux pays violant les droits de l'homme, notamment l'Arabie saoudite. Environ 3000 autocollants avaient déjà été collés dans le centre-ville namurois vendredi.

La semaine dernière, le ministre-président wallon Willy Borsus s'est engagé à consulter l'ensemble des parties concernées par ce dossier, souligne Amnesty dans un communiqué. L'organisation lui a également remis une pétition signée par 13 000 personnes en Belgique francophone et réclamant de suspendre les ventes d'armes aux "pays bourreaux".

"Les Fêtes de Wallonie, moment solennel de célébration de l'identité wallonne, est le meilleur endroit pour rappeler aux autorités qu'elles disposent d'une occasion unique de marquer une rupture avec la politique menée par la Région, et de rendre sa fierté à son emblème, le coq hardi", ajoute Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. "En vendant des armes à des pays qui violent gravement les droits humains, la Wallonie l'a couvert de honte et de sang."

La Wallonie ne respecte pas le Traité sur le Commerce des Armes ratifié par la Belgique, qui interdit notamment le transfert d'armes en cas de risques de violations graves des droits humains et du droit humanitaire, souligne l'organisation.

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