Vente de Voo: Enodia déclare avoir reçu toutes les informations de la part de Nethys

Hier, nos confrères du journal Le Soir révélaient que le 24 mai dernier, Nethys avait signé une offre liante avec le fonds d’investissement américain, Providence, concernant la vente de VOO. Si la vente d’un secteur concurrentiel de Nethys n’a rien d’une surprise, pourquoi tant de discrétion ? A l’issue d’un conseil d’administration conjoint entre Enodia et Nethys, voici ce que Muriel Targnion, la présidente du Conseil d’administration d’Enodia, explique : "les administrateurs d’Enodia ont pu comprendre pourquoi il y avait une confidentialité, et non pas un secret car la volonté n’est pas de cacher, mais dans le monde des affaires, il y a des clauses de confidentialité et des risques financiers et donc économiques, et donc en termes d’emplois, importants, s’il y a des fuites. Nous avons donc bien compris le pourquoi nous ne pouvions avoir cette information avant."

Lors de ce conseil qui a duré près de 8 heures, les administrateurs d’Enodia ont aussi reçu toutes les informations concernant la vente de l’opérateur de télécoms,. Il apparaît que Providence n’est pas le seul acheteur à s’être manifesté. D’autres offres sont également à l’étude, comme le précise, Muriel Targnion : "On a eu toutes les explications de tout. On a vu qu’il y avait plusieurs acheteurs, que Stephane Moreau n’était pas l’acheteur de Voo. On a vu que nous avions reçu plusieurs offres, et que tout avait été analysé de fond en comble, et surtout ce qu’on a vu, c’est que, dans les négociations qui sont en cours, il y a la garantie du maintien de l’emploi à Liège, du siège social à Liège, et il y a même la garantie de redéploiement dans certains secteurs économiques, avec des créations d’emplois ici à Liège."

Pour l’heure, le conseil d’administration précise, par voie de communiqué, "qu’il attend de recevoir les dernières informations sollicitées des différents conseils afin d’être le mieux informé possible pour arrêter définitivement les opérations projetées." Il souhaite également finaliser le plus tôt possible les négociations avec Brutélé, car la vente de Voo est conditionnée par le rachat de Brutélé par Enodia, afin que la vente concerne un package complet et donc plus intéressant pour l’acheteur. Sans Brutélé, Voo se vendrait beaucoup moins cher, or les bénéficiaires de la vente, ce seront les communes, actionnaires d’Enodia. Cette question du rachat de Brutélé est donc essentielle pour ne pas que les communes y perdent.

Pour rappel, l’obligation pour Nethys et Enodia de vendre Voo est une des recommandations de la Commission d’enquête sur Enodia, l’ex-Publifin.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK