Vaccination en Belgique : serez-vous prioritaire sur votre lieu de travail ? La réponse dépendra de votre fonction

Vaccination: serez-vous prioritaire sur votre lieu de travail? La réponse dépendra de votre fonction
Vaccination: serez-vous prioritaire sur votre lieu de travail? La réponse dépendra de votre fonction - © JOSEP LAGO - AFP

Dans un premier temps, la vaccination concerne prioritairement les résidents des maisons de repos mais en mars prochain, la phase 1B couvrira trois groupes de personnes. Le groupe des 65 ans et + qui a l’avantage d’être facile à déterminer, via les statistiques de " statbel " ce groupe le plus à risque comprend deux millions d’individus. A ce groupe s’ajouteront les personnes à risque en raison de comorbidité.

Priorité aux fonctions "critique" au sein des professions essentielles

Enfin un troisième groupe envisagé dans la phase 1B concerne "les fonctions critiques" au sein des professions socio-économiques essentielles. Pour Sabine Stordeur, membre du commissariat COVID, ce terme est absolument affreux "parce que c’est comme si nous estimions que certaines professions étaient essentielles et d’autres l’étaient moins. Ou que même certaines personnes qui n’exercent pas une profession officielle mais qui jouent un rôle essentiel dans la société, par exemple les aidants proches, ne pourraient pas être vaccinées de manière anticipée".


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Si les vaccins sont disponibles en suffisance…

L’espoir c’est évidemment qu’en mars prochain on puisse disposer de suffisamment de vaccins en quantité et en variété afin de ne pas devoir effectuer une sélection dans ces populations. Ce qui évitera les calculs d’apothicaire pour distinguer des volumes à administrer à certains groupes et pas à d’autres. "Ce serait vraiment la situation idéale", estime Sabine Stordeur "étant entendu que les personnes qui exercent une profession ont déjà en principe moins de 65 ans et devraient si elles travaillent, être suffisamment en bonne santé pour ne pas rentrer dans des catégories prioritaires, dans le cas contraire si nous devons réellement procéder à une sélection, nous nous appuierons sur des critères scientifiques et ceux-ci se basent davantage sur le niveau de risque qu’un professionnel encourt dans l’exercice concret de sa profession".

Les professionnels de la santé remplissent les deux critères

Leur fonction est à la fois essentielle et le risque qu’ils courent dans l’exercice de leur profession est bien entendu élevé. Pour les spécialistes qui vont guider les choix en termes de priorité de vaccination, pas question de juger qu’un journaliste, un policier, un jardinier ou un éboueur sont plus ou moins des professions essentielles dans la société mais de constater que tous courent des risques différents qu’il faut évaluer selon qu’ils peuvent ou non réaliser du télétravail ou maintenir la distanciation physique.

Définir des critères de risque par profession

L’important est de protéger d’abord ceux qui ont des contacts rapprochés avec des personnes susceptibles d’avoir contracté le coronavirusEt notre définition d’une fonction à risque est celle-là, davantage que de dire qu’une profession est plus essentielle qu’une autre.


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"Nous avons déjà bien progressé dans la définition des priorités", estime Sabine Stordeur, selon les critères définis pour l’instant l’on peut déjà vacciner 4 millions de personnes en Belgique : "Nous insistons sur le fait que nous n’allons pas définir des professions mais bien des critères de risque".

Les services de prévention dans les entreprises en première ligne

Concrètement, la plupart des professions peuvent bénéficier du suivi d’un service de protection et de prévention de la santé au travail, ceux-ci devraient être à même d’appliquer une série de critères de risque à appliquer à l’ensemble de leurs employés par service. Cela permettrait de déterminer qui pourrait bénéficier d’une vaccination anticipée. Et aiderait la "taskforce" qui conseille les décideurs publics à opérer des sélections ou à adresser des recommandations sur la base de critères spécifiques.

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