Unités d'enseignement: le ministre Marcourt écarte toute modification décretale

"Dans chaque Haute école où le problème s'est produit il a pu être résolu en temps utile", a assuré Jean-Claude  Marcourt
"Dans chaque Haute école où le problème s'est produit il a pu être résolu en temps utile", a assuré Jean-Claude Marcourt - © BRUNO FAHY - BELGA

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, n'a pas l'intention de modifier le décret Paysage suite à la polémique née cet été autour des modalités de réussite des unités d'apprentissage.

Certains étudiants furent pour mémoire contraints de repasser en seconde session des cours qu'ils avaient pourtant réussis en juin, ces cours ayant été intégrés avec d'autres dans des unités d'apprentissage où ceux-ci avaient obtenu une note globale insuffisante.

Interpellé mardi en commission du Parlement par plusieurs députés sur le sujet, le ministre a reconnu que certains établissements avaient interprété de manière erronée le décret, tout en assurant que le nombre d'étudiants concernés était toutefois resté "limité".

"Dans chaque Haute école où le problème s'est produit il a pu être résolu en temps utile", a assuré M. Marcourt devant les députés.

Face aux appels de l'opposition ainsi que de la Fédération des étudiants francophones (FEF) à clarifier le décret, le ministre a toutefois écarté cette éventualité.

" La philosophie du décret sera reprécisée"

"J'ai sollicité l'avis de l'ARES (Académie de recherche et d'enseignement supérieur) et celle-ci estime qu'il est préférable de ne pas modifier le texte, mais de repréciser la philosophie du décret auprès des établissements concernés", a-t-il fait valoir.

M. Marcourt a rappelé que, en vertu de la liberté pédagogique, il appartenait aux établissements et aux équipes pédagogiques d'élaborer et de veiller à la cohérence de ces unités d'apprentissage et d'en définir les modalités de réussite.

Quant aux dispenses d'une session à l'autre ou d'une année à l'autre, celles-ci relèvent des jurys constitués dans ces établissements. "Les choses se sont bien passées dans la majorité des cas", selon Jean-Claude Marcourt.

Mardi, l'opposition s'est toutefois montrée particulièrement critique envers le décret, le MR, par la voix d'Olivier Destrebecq, dénonçant notamment "ses effets désastreux".

Pour Caroline Persoons (FDF), ce décret Paysage est "flou". "Or, les étudiants ont droit à une information claire en la matière", a-t-elle défendu, appelant le ministre à rédiger d'urgence un décret interprétatif.

Une position suivie par Ecolo, Philippe Henry déplorant que les étudiants aient servis "de cobayes pour ce nouveau décret. Ce n'est pas acceptable", a fait valoir l'ancien ministre.

Selon la FEF, plusieurs centaines d'étudiants dans plusieurs Hautes écoles ont eu à pâtir des nouvelles dispositions interprétées de manière différente selon les établissements.

La FEF a d'ailleurs organisé une petite manifestation à Bruxelles. Une vingtaine d'étudiants étaient d'ailleurs présents mardi matin en commission pour entendre M. Marcourt. Aucun incident n'est toutefois survenu.

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