Unia répond: "On gêne la N-VA car on est une institution interfédérale qui fonctionne"

Pour Patrick Charlier, directeur d'Unia, ex-centre pour l'égalité des chances, c'est la nature même de son centre, une institution interfédérale qui lui vaut des attaques en règle de la N-VA. "On est le résultat d'un accord entre toutes les communautés, régions et l'Etat fédéral et depuis deux ans nous fonctionnons. Nous travaillons. (...) Je pense que cela gêne certains de voir une institution moderne, qui correspond à la Belgique du 21ème siècle, qui fonctionne".

Il précise : "Cela gêne la N-VA qui veut une institution purement flamande". "On constate que d'autres institutions regardent vers nous et voudraient prendre exemple sur nous. Cela va peut-être à contre-courant d'une institution flamando-flamande". 

Justifications

Par ailleurs, Patrick Charlier répond point par point aux attaques de la N-VA.

"Nous avons un mandat, de faire respecter les législations anti-discriminations (...) et en ce sens nous ne sommes pas nécessairement neutres, nous sommes là pour défendre des personnes qui sont victimes de discriminations. On essaye d'être objectif dans le traitement des dossiers mais aussi avec de l'empathie pour les personnes victimes de discriminations".

Patrick Charlier confirme que le premier motif des plaintes reçues concerne le racisme, mais qu'Unia traite aussi énormément de plaintes sur base de handicap et fait un travail énorme à ce niveau. 

Concernant le refus d'Alain Courtois (MR) de marier un couple dont la femme ne veut pas lui serrer la main parce que c'est un homme, Patrick Charlier estime que l'échevin a le droit de se scandaliser mais pas de refuser un mariage en tant qu'officier de l'Etat civil.

 

 

 

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