Une semaine après le début de la crise politique francophone, où en est-on?

C'était il y a tout juste une semaine : le lundi 19 juin dernier, Benoît Lutgen, le président du cdH, débranchait la prise des gouvernements dans lesquels son parti est en coalition avec les socialistes. 

Une semaine plus tard, où en est-on ? Le président du cdH poursuit ses rencontres en Wallonie, à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce lundi, il rencontre à nouveau Olivier Chastel, le président du MR. Mais les négociations pourraient prendre d'autres directions. Car Benoît Lutgen n'est plus seul au centre du jeu. Il est désormais en concurrence avec deux autres partis.

D'abord Ecolo qui fera le tour des partis francophones avec ses 17 mesures visant à assainir la gestion publique. Zakia Khattabi et Patrick Dupriez prennent la main sur le terrain de la nouvelle gouvernance en rencontrant successivement le MR, le PS et DéFI.

Evincer le cdH à Bruxelles ?

Deuxième initiative, celle de Laurette Onkelinx qui annonçait ce dimanche sur nos antennes que, si Benoît Lutgen n'aboutissait pas à court terme dans sa tentative de former un gouvernement à Bruxelles sans les socialistes, elle réunirait les quatre autres partis de la coalition bruxelloise (DéFI, l'Open VLD, le CD&V et le sp.a) pour gérer la situation. Les socialistes sont donc en passe de reprendre la main à Bruxelles.

Et puis il y a les trois gouvernements et les trois parlements qui devraient reprendre leur travail, avec par exemple à Namur cette semaine le vote de l'ajustement budgétaire, comme si de rien était. C'est peut être justement ce semblant de retour à la normale qui risque de compromettre ce "momentum" que Benoît Lutgen a voulu forcer.

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