"Une répétition de scandales en 30 ans de pouvoir": rappel en archives vidéo

"Une répétition de scandales en 30 ans de pouvoir": rappel en archives vidéo
"Une répétition de scandales en 30 ans de pouvoir": rappel en archives vidéo - © Tous droits réservés

"Force est de constater qu’après 30 ans de pouvoir ininterrompu, le PS porte une responsabilité écrasante dans l’ampleur et la répétition des scandales".  

C'est une des justifications utilisées par Benoît Lutgen pour "débrancher" la prise des majorités. Et il est vrai que les récents scandales Publifin, ISPPC et surtout le Samusocial ont créé un certain dégoût au sein de la population, sans oublier le Kazakhgate un peu plus tôt...

Un petit tour dans les archives vidéo montre cependant que ces scandales ne sont pas neufs, loin de là, mais qu'ils ont souvent déferlé par "vagues", et qu'ils ne concernent pas tous le PS, même s'il est souvent impliqué. Nous sommes remontés au-delà de la Carolo, scandale autour de la société des logements sociaux de Charleroi, qu'avait révélé l'actuel président du MR Olivier Chastel, pour les années '90, une période très "faste" en matière de scandales...

1994: l'affaire Richard Carlier

Le scandale de la caisse noire de l'IOS (Intercommunale des Oeuvres Sociales) aboutit à l'arrestation de celui qui était surnommé 'l'homme aux 50 mandats', ou encore 'le président', car il était devenu président du conseil provincial, président de la fédération socialiste de Charleroi de 1972 à 1994 et tout puissant administrateur-délégué de l'IOS, l'Intercommunale des Oeuvres Sociales de Charleroi, ancêtre... de l'ISPPC! "Magouilles dignes de la mafia" pour vendre un bâtiment, détournements au détriment des travailleurs et pots-de-vin servant à faire plaisir aux camarades: la Carolo, à côté, c'est du menu fretin....

Patrick Moriau, ancien trésorier du PS, obligé de reconnaître les scandaleuses pratiques de Richard Carlier.

1996: l'affaire INUSOP

En 1996, Guy Coëme, alors ministre de la Défense, écope d'une peine de 2 ans de prison avec sursis et de la déchéance de ses droits civils et politiques pendant 5 ans pour faux, usage de faux, escroquerie, abus de confiance et corruption. Cette affaire était liée au financement du parti socialiste 1.

1993: l'affaire Agusta

L'affaire Agusta est une affaire judiciaire de corruption liée à l'achat, en 1988, par la défense belge d'hélicoptères fabriqués par la firme italienne Agusta, ainsi que, en 1989, un contrat de modernisation électronique des avions de combat F-16 de l'armée de l'air belge par la société Électronique Serge Dassault. Elle a été mise au jour en 1993 par la cellule d'enquête qui enquêtait sur l'assassinat d'André Cools à la suite d'une perquisition menée au siège belge du groupe italien Agusta, et entraînera la démission de plusieurs responsables politiques importants, dont "les trois Guy": Guy Coëme, Guy Spitaels et Guy Mathot (PS), Frank Vandenbroucke et Willy Claes (SP).

1994: les affaires Delcroix

En 1992, alors qu’il est ministre de la Défense, un hebdomadaire flamand révèle que des employés de La Poste ont travaillé dans la villa de Bormes-les-Mimosas de Leo Delcroix sans être déclarés. Son nom avait également été cité dans le scandale du Smeerpijp, une affaire de financement occulte du CVP à travers l'attribution d'un marché de construction le long du canal Albert d'un égout coûteux qui n'a jamais servi. 

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