Une rentrée parlementaire en mode mineur pour la Fédération Wallonie-Bruxelles

Une rentrée parlementaire en mode mineur pour la Fédération Wallonie-Bruxelles
Une rentrée parlementaire en mode mineur pour la Fédération Wallonie-Bruxelles - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

C'est aujourd'hui que les députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles font leur rentrée. Une rentrée en mode mineur puisque c’est toujours l’ancien gouvernement qui est en place et gère les affaires courantes.

Pour Philippe Courard, président du Parlement, l’ambiance sera un peu spéciale. "C’est une rentrée particulière parce que c’est la première fois qu’on rentre si tôt, début septembre, mais c’était une volonté politique dans l’ensemble des partis, votée à l’unanimité par un décret l’année dernière", explique-t-il. "Mais cette rentrée s’inscrit effectivement dans un contexte spécial puisqu’il n’y a pas encore de gouvernement. Néanmoins, il est important de se voir pour pouvoir continuer à interroger le gouvernement sortant, puisqu’il pose encore des actes de vie courante, et je pense notamment à la ministre de l’Enseignement qui a dû organiser la rentrée scolaire. Il est donc légitime que les députés puissent poser des questions aux ministres sortants en affaires courantes, mais qui travaillent toujours. Le contrôle parlementaire, grâce à cette rentrée, va donc pouvoir s’effectuer".

En plus de l'absence de gouvernement, cette rentrée s'effectue dans des conditions financières assez compliquées, ce qui nécessite un équilibre pour que des projets puissentn passer en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Le travail de l’accord de majorité qui va être trouvée sera justement celui-là : essayer de trouver des points d’équilibre, parce que des dépenses nouvelles sont à l’ordre du jour et c’est nécessaire puisqu’on sait par exemple que dans l’enseignement, des décisions ont été prises et une réforme importante, le pacte d'excellence, est attendue et nécessitera des moyens", rajoute Philippe Courard. "Le rôle des élus est donc aussi de faire en sorte que l’institution fonctionne le mieux possible pour servir le citoyen. Il y aura donc nécessairement des arbitrages à faire et ça se fera dans les prochains jours dans le cadre de l’accord, puis dans les prochains mois lorsqu’un gouvernement sera mis en place".

Le Parlement va-t-il survivre au courant régionaliste de certains qui verraient bien ramener les compétences de la Communauté française aux régions ? Philippe Courard estime qu'en politique, tout évolue et que l’évolution doit se faire pour le mieux, c’est-à-dire pour servir au mieux le citoyen. "Moi, je ne suis pas opposé à ce qu’il y ait des réfections, qu’il y ait des modifications, quelques changements, mais une disparition de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’est pas à l’ordre du jour. Elle me paraît être une très mauvaise idée, puisque la Fédération permet d’établir un lien fort entre les élus bruxellois et les élus wallons. Je pense donc qu’elle a tout son sens".

Pour cela, il faut que la majorité reste la même, ce qui n'est pas encore acquis. "Il faut surtout qu’on organise de manière intelligente les institutions, parce que derrière les institutions, il y a un travail, un service qui est fourni aux citoyens", rajoute Philippe Courard. "Je pense donc que la Communauté française, même si elle doit peut-être encore évoluer, a évidemment tout son sens dans le paysage institutionnel belge".

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