Entre majorité et opposition, une politique d'asile qui fait débat

Entre majorité et opposition, une politique d'asile qui fait débat
Entre majorité et opposition, une politique d'asile qui fait débat - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

C'est à nouveau un immense élan de solidarité qui s'est tenu dimanche à Bruxelles. Des centaines de personnes sont venues montrer leur désaccord avec la politique menée par le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken ( N-VA) et par le gouvernement fédéral.

Le gouvernement qui se défend de tenir une politique d'asile humaine et ferme. Mais depuis plusieurs semaines, les divisions publiques se font sentir. Un conflit qui se joue sur le terrain, dans la justice, mais aussi au sein du gouvernement fédéral. 

Failles, désaccords et débats

Fin de l'année 2017, la communication du secrétaire d'Etat Theo Francken sur le dossier des réfugiés soudanais a alimenté une nouvelle fois les débats au sujet de la politique d'asile en Belgique. Il a montré de nombreuses failles, ainsi que plusieurs désaccords au sein des troupes de la chambre.

Le Premier ministre Charles Michel a rapidement recadré les faits, pas question de voir sa majorité s’effilocher. Il a souhaité resserrer les liens autour de son secrétaire d'état à l'asile et à la migration Theo Francken (N-VA) rappelant que le gouvernement appliquait depuis 3 ans une politique migratoire humaine et ferme qui suivait la politique européenne.  " Nous accueillons ceux qui sont dans les conditions du droit d’asile. Et nous travaillons sur le plan européen pour contrôler les frontières et éviter une situation d’appel d’air qui deviendrait rapidement ingérable ", précisait Charles Michel.

Une nouvelle politique migratoire européenne?

Du coté de l'opposition, le ton est monté, Ecolo, PS, cdH ont demandé à plusieurs reprises la démission du secrétaire d'Etat. Ils ont critiqué de nombreuses fois la politique d'asile de la Suédoise. Pour Ecolo, l'Union Européenne doit devenir une terre d'accueil et la Belgique doit œuvrer en ce sens. 

Nombreux sont ceux qui en appellent à une nouvelle politique migratoire européenne. Un changement de mentalité est nécessaire pour coller à la réalité humaine, c'est ce que plaide aussi plusieurs associations des droits de l'homme. 

Enfin, n'oublions pas que le débat se vit sur le terrain. L'élan de solidarité des bénévoles de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés démontre aussi le besoin d'une politique plus humaine.

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