"Une nouvelle centrale avec les réacteurs de Tihange 2 et de Doel 3 ne serait pas autorisée", selon Jan Bens

Jan Bens, directeur de l'AFCN
Jan Bens, directeur de l'AFCN - © DIRK WAEM - BELGA

Les autorités belges et néerlandaises vont mener, ce mercredi, une inspection croisée des installations de la centrale nucléaire de Doel. Cette visite se déroulera  avec experts des deux pays, de l'AFCN, l'Agence fédérale de contrôle nucléaire, et elle aura pour pour objectif de rassurer nos voisins après l'annonce de la prolongation de nos centrales dix ans de plus.

Ceci alors que l'inquiétude grandit à nos frontières, et que, par exemple, les villes de Maastricht et d'Aix-la-Chapelle menacent d'aller en justice contre cette relance.

Lundi, le ministre fédéral de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA) recevait, pour le rassurer, le secrétaire d'État luxembourgeois au Développement durable, Camille Gira. Mais ce dernier expliquait mardi, dans l'émission Soir Première, pourquoi il n'a pas été rassuré, surtout en ce qui concerne la sûreté de la centrale. "Il y a toujours un point important, LE point important qui nous taraude, expose-t-il. Lorsque j'ai demandé au directeur de l'AFCN (Jan Bens, ndlr) si un nouveau réacteur avec une cuve qui a autant de défauts que ceux de Tihange 2 et de Doel 3 serait autorisé, il nous a répondu que ce ne serait pas le cas."

"C'est une question que l'on ne comprend pas, s'exclame Camille Gira. Si une nouvelle centrale ne pourrait pas démarrer avec une telle cuve, comment pourrait-on prolonger la vie de deux réacteurs qui ont plus ou moins trente ans de vie?"

"Pour nous, cette démarche n'applique pas le principe de précaution, et je pense que s'il y a un secteur industriel où l'appliquer, ce serait l'énergie nucléaire. Voilà pourquoi ce point là cause beaucoup de problèmes pour nous", conclut-il.

Écoutez son interview, réalisée par Arnaud Ruyssen, ci-dessous:

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