Une maison squattée par des Roms à Gand crée la polémique en Flandre

Une maison squattée par des Roms à Gand créé la polémique en Flandre
Une maison squattée par des Roms à Gand créé la polémique en Flandre - © VRT

L'occupation illégale d'une maison à Gand secoue le monde politique flamand depuis quelques jours. Le bourgmestre Daniel Termont (sp.a) a déploré l'absence de moyens légaux qui lui permettraient d'agir pour rendre l'usage d'une habitation à ses propriétaires.

Un couple de Gantois séjournant depuis deux mois au Vietnam a été averti par des voisins qu'une famille de Roms originaire de Slovaquie occupait leur maison, acquise en décembre, en toute illégalité. Ils ont fait constater les faits par la police mais celle-ci n'a pas pu évacuer les intrus. L'affaire est complexe puisque ceux-ci se sont fait abuser par un compatriote à qui ils ont payé un loyer et qui s'est manifestement introduit dans l'habitation par effraction. Une procédure est en cours devant la justice de paix.

Démunis, les propriétaires de la maison ont lancé un appel sur Facebook pour demander de l'aide. Leur message a été abondamment relayé et les conséquences de celui-ci leur ont échappé, suscitant des réponses haineuses contre les Roms, à tel point qu'ils ont demandé à la police de protéger les squatteurs.

Dans le domaine politique, les réactions se sont multipliées. "Tant que le gouvernement fédéral ne prend pas de mesure, je suis impuissant", a affirmé M. Termont. Une opinion rapidement contestée par le président du CD&V, Wouter Beke, selon qui le bourgmestre peut déclarer la maison temporairement inhabitable et expulser les occupants, et par le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Lundi, le ministre de la Justice, Koen Geens, a assuré que des mesures strictes seraient prises pour régler ce genre de situations d'ici les vacances de Pâques en accroissant les pouvoirs du juge de paix et en permettant au bourgmestre d'agir lui-même auprès du juge de paix.

"Soyons clairs: la violation de domicile ou l'intrusion par effraction ou avec de fausses clés sont des choses qui sont strictement interdites", a ajouté le ministre sur les ondes de la VRT.

L'Open Vld juge toutefois que M. Geens ne va pas assez loin. Les libéraux veulent confier au bourgmestre le pouvoir d'agir directement et non par un détour car il s'agit d'un fait pénalement réprimé. "C'est tout de même incroyable que nous devions mener ce débat sur la protection du droit de propriété", a lancé le député Egbert Lachaert qui réclame le vote rapide d'un texte.

 

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