Une Ligue des assesseurs pour motiver les jeunes votants

À quatre jours des élections, l’école de droit UMons ULB lance un "démocrathon", avec notamment la mise sur pied d’une Ligue des assesseurs. Anne-Emmanuelle Bourgaux, constitutionnaliste et professeur de droit public et Émilie Franeau, étudiante en droit constitutionnel ont détaillé l'initiative.

C’est quoi la Ligue des assesseurs?

Depuis 2017, la Région wallonne a créé le principe selon lequel on peut se porter volontaire assesseur. "Partant de ce constat qu’à la fois on manquait d’assesseurs et que les jeunes ont un désamour vis-à-vis de la politique et des élections, on a fait d’une pierre deux coups. Et j’ai incité mes étudiants à se porter assesseurs volontaires au sein d'une grande Ligue des assesseurs", explique Anne-Emmanuelle Bourgaux, professeur de droit public.

"Il y a des professeurs et des assistants qui s’y sont mis aussi parce qu’il faut montrer l’exemple ; moi aussi je me suis portée volontaire", ajoute-t-elle. Seuls les Wallons sont concernés: "J’espère que le monde politique s’inspirera de l’expérience pour les autres régions."

Des élèves du secondaire sont également convié à la "reconstitution": "Les rhétos vont expérimenter le vote et mes étudiants vont, grandeur nature, faire leur job d’assesseurs: ils vont composer les bureaux et le bureau de dépouillement."

Des étudiants motivés

"Pour nous, c’était une manière de mettre en pratique le cours, et étant donné qu’il y a tant de jeunes qui se présentent, cela prouve qu'on peut être plus intéressés que des personnes plus âgées, qui souvent se débinent du rôle d’assesseur", explique Émilie Franeau, étudiante. "Finalement, on se sent plus proche de la politique et plus proche des gens qu’on élit."

La Ligue des assesseurs sera présente dans une vingtaine de communes dans le Hainaut avec Ath, Baudour, Boussu, Colfontaine, Erquelinnes, etc.

"Il y a moyen d’envisager et d’aller à ces élections de manière beaucoup plus enthousiaste et volontariste que ça ne l’est trop souvent."

Le dispositif sera évalué: "Parce que l’idée est de produire un rapport qu’on remettra au monde politique pour expliquer comment marche l’assessorat, comment les communes nous ont accueillis, si on a été formé, etc. Puis on envisage en effet un laboratoire électoral en vue des prochaines élections."

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