Une grève de 32 heures dans les prisons du pays

Plusieurs gardiens de prison ne travaillent pas aujourd’hui. Ils sont en arrêt de travail depuis hier soir, 22 heures. En cause les négociations avec le ministre de la Justice, Koen Geens, qui n’ont pas abouti ce mercredi. Les gardiens de prison avaient menacé, ils sont donc passés à l’action. Une action qui a en fait débuté plus timidement lundi. Jusqu’ici, ce mouvement n’était pas très suivi.

Difficile de dire si ce sera différent aujourd’hui, mais du côté syndicat, on s’attend à un bon suivi. La grève a commencé hier soir et se termine à six heures samedi. Le manque de personnel complique les conditions de travail, selon les gardiens de prison.

Michel Jacobs, secrétaire général de justice pour la CGSP affirme que 30 agents sont pratiquement perdus tous les mois. "On a un problème. Je demande qu’on respecte les accords du passé. Qu’est-ce qui me permettrait d’être plus optimiste avec des accords d’aujourd’hui par rapport aux accords du passé qu’on n’a pas tenus ?"

La protection civile en renfort dans les prisons

Les gardiens de prison travaillent déjà deux heures de moins chaque jour. Les négociations sont donc toujours en cours avec le ministre de la Justice qui a fait plusieurs propositions. Il veut, entre-autres, que la protection civile vienne en renfort dans les prisons.

Sur la table aussi: plus de promotions. Pas d’avancée par contre côté engagement, le ministre veut près de 6900 équivalents temps plein alors qu’il en avait promis 7000, selon les syndicats.

Et le mouvement de grève n’est peut-être pas terminé, une deuxième grève est possible vendredi prochain.

Le ministre de la justice l'affirme, des gardiens ont été embauchés

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