Une étude démontre qu’il n’y a aucun lien entre le fait de vivre en kot et les résultats aux examens

Il n’y a aucun lien factuel entre le fait de vivre en kot et les résultats aux examens à l’université. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs de l’université de Gand (UGent) après avoir suivi pendant trois ans 1653 étudiants de première année des universités de Gand et d’Anvers.

Il existe, dans la littérature académique, de nombreuses raisons théoriques pour lesquelles vivre en kot est une bonne idée pour ses résultats universitaires. Les déplacements feraient ainsi perdre du temps que l’on ne peut alors pas toujours utiliser pour étudier efficacement. Si un étudiant doit se lever tôt et perdre du sommeil à cause de cela, il peut s’attendre à être moins performant. "De plus, le fait d’aller vivre en kot entraîne généralement une meilleure intégration sociale", explique le chercheur Simon Amez (UGent).


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Mais il y a aussi des arguments théoriques justifiant de ne pas choisir ce mode de vie lorsqu’avoir des notes élevées est important pour l’étudiant. "Quand l’intégration sociale conduit principalement à des activités sociales qui entraînent une diminution du temps consacré aux études ou de la concentration sur celles-ci, on ne peut pas s’attendre à un impact positif de la vie en kot sur les résultats des examens. Il existe également des recherches scientifiques qui ont étudié le lien entre l’intégration dans la vie étudiante, la consommation d’alcool et les performances scolaires", ajoute le professeur Stijn Baert (UGent).

D’après l’étude, basée sur un échantillon d’étudiants de l’UGent et de l’UAntwerpen, les arguments positifs et négatifs semblent se compenser. "Ce résultat contraste quelque peu avec les recherches étrangères (limitées) qui avaient précédemment constaté un impact positif de la vie en kot. Elles n’avaient pu établir et analyser le lien entre cela et les résultats d’études qu’à un moment donné", commente encore le chercheur Simon Amez.

 

Extrait JT du 17/02/2021

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