Clôture contre la peste porcine: l'installation a commencé

Installation de la 1ère clôture entre Valensart et Virton
Installation de la 1ère clôture entre Valensart et Virton - © Juliette Pitisci

Du côté de la Meurthe-et-Moselle française, les chasseurs ont posé une clôture électrique. Ils espèrent qu’elle empêchera la peste porcine africaine de s’étendre à leur région et d’infecter porcs et sangliers de France. Côté belge, la pose de clôtures débute ce mardi le long de la RN 891 sur une quinzaine de kilomètres.

Budget: 400.000€

La barrière s’étendra sur 13 kilomètres entre Valansart et Virton. 400.000 euros sont mobilisés pour cette opération. Cette clôture, nous assure-t-on, devrait être plus efficace que le fil électrique déployé par des chasseurs le long de la frontière française. Une seconde clôture est déjà prévue entre Virton et Aubange. Elle mesurera 18 kilomètres.

C’est l’affaire d’une semaine: le chantier devrait être bouclé pour vendredi. Sept firmes privées s’y attellent. Ces sociétés ont pour l'occasion suivi une formation spéciale en bio-sécurité. La semaine dernière déjà, le personnel de l’administration des routes a préparé le terrain, élaguant des arbres, débroussaillant les accotements, posant les repères nécessaires.

Une barrière, pas une ceinture

La région ne sera pas bouclée. Il s’agit plutôt d’une barrière, une frontière qui coupe la zone infestée de façon à empêcher la propagation de l'épidémie à l’ensemble du massif forestier. La clôture se trouve à la limite de la zone tampon. Le treillage n’est pas continu; il n’est pas envisageable de couper les villages en deux. Mais selon les experts de la DNF, le dispositif devrait suffire pour empêcher des sangliers affaiblis par la maladie de se disperser.

A mi-chemin de l’épidémie

A cette heure, 200 sangliers ont été abattus ou retrouvés morts. La moitié des animaux examinés étaient infectés. Vraisemblablement, le nombre de cadavres devrait encore grimper avant que la situation ne se stabilise, puis que la peste soit – espère-t-on – éradiquée. Mais par précaution, la région demeurera sous surveillance au moins deux ans après qu’on ait retrouvé le dernier sanglier infecté. La barrière posée cette semaine restera donc en place au moins aussi longtemps.

Limite de démarcation

A l’heure actuelle, la zone possiblement infectée est découpée en 3 sections: un noyau de 12.000 ha et une zone tampon où la chasse et la promenade restent interdites. Dans la zone tampon, l’exploitation forestière est autorisée au cas par cas. Au-delà, on est dans une zone d’observation renforcée d’environ 21.000 ha. Elle est libre d’accès en journée. Mais les sangliers qui y sont chassés doivent tout de même être détruits. Enfin, plus au nord, au-delà de l’autoroute E411, un périmètre de 63.000 ha est placé en vigilance.

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