Une délégation du collectif de la Monnaie Occupée a rencontré la ministre Sophie Wilmès

Des représentants du collectif 'Bezet La Monnaie Occupée' ont été reçus jeudi matin par la vice-Première ministre Sophie Wilmès en charge des Institutions culturelles fédérales, en son cabinet situé rue des Petits Carmes à Bruxelles.


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Un petit groupe mêlé d'oiseaux noirs en plastique a crié des chants d'oiseaux sous les fenêtres du Cabinet, en soutien à la délégation, pour appeler symboliquement à laisser la culture s'exprimer à nouveau. En vue du Comité de concertation (Codeco) de vendredi, la délégation a demandé en premier lieu la réouverture de tous les lieux culturels, institutionnels ou non, dans leur capacité d'accueil maximale et le financement de leur adaptation aux normes sanitaires. Elle appelle plus largement à la reprise des activités professionnelles socio-culturelles œuvrant à tisser des liens sociaux dans la société, par exemple dans les centres culturels et les maisons de quartier. "La démocratie ne prend son sens que si les espaces informels de débats, de rencontres et de contestation sont accessibles et garantis en tout temps", explique Oscar Briou, un des trois membres de la délégation reçue. "On veut sortir d'une gestion sectorielle de la crise, avec une mise en concurrence entre les secteurs, et on veut des règles communes à tous les secteurs".

Il a aussi été question d'un élargissement de l'accès aux allocations d'insertion pour les jeunes et les travailleurs de la culture. Plus largement, le collectif appelle à un refinancement d'ampleur et concerté du secteur culturel et à un plan de soutien à l'emploi pour les travailleurs précaires.

Le collectif espère obtenir un entretien avec le Premier ministre Alexander De Croo. "Sophie Wilmès incarne la mise en route de la gestion de la crise", remarque Oscar Briou. "On voudrait voir enfin la culture prise en considération à un Codeco. Depuis un an, des pans de la société sont plongés dans l'oubli. Depuis le théâtre de la Monnaie, on voit la cohue de la rue Neuve et on donne la parole aux perdants de la crise. La crise a révélé des inégalités dans la marche du système et on voudrait un changement de paradigme". L'occupation du théâtre royal de la Monnaie initiée le 3 avril a pris fin dimanche soir. Après un jour blanc lundi, les tribunes politiques et artistiques ont repris mardi soir. Elles visent à créer du lien avec la population et à dénoncer les inégalités renforcées à la suite des mesures prises dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire, au niveau de la culture mais aussi d'autres secteurs de la société.

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