Une conversation "capitale" redécouverte dans le GSM d'Abdeslam: "Il y a eu des actes manqués"

C'est une information RTBF, révélée en primeur ce mercredi: le téléphone de l’un des auteurs des attentats de Paris a livré ses secrets, celui de Brahim Abdeslam. Retrouvé en novembre dernier seulement au commissariat de Molenbeek, il révèle que Brahim Abdeslam avait  des contacts radicalisés avec l’organisateur des attentats, Abdelhamid Abaaoud, bien avant ceux-ci. Il s’agit d’une conversation sur Facebook, 7 messages échangés et ils témoignent de l’engagement de Brahim Abdeslam en faveur du djihad.

Pour la cheffe de groupe PS à la Chambre, Laurette Onkelinx, interrogée mercredi sur La Première, cette information modifie le regard de la commission d'enquête parlementaire attentats sur l’avant-attentat et la manière dont les enquêtes ont été menées. Même réaction du député MR Richard Miller: "Certains éléments de réponse avaient été donnés, considérant qu’il n’y avait pas d’informations sur le GSM, la clé USB, etc. Maintenant, nous devrons bien tenir compte du fait qu’il y avait des éléments qui étaient intéressants, qu’il fallait absolument connaître. Les convictions n’ont pas fondamentalement changé, mais en tout cas le regard, lui, a changé".

L'ECOLO Gilles Van den Buren va plus loin, il n'exclut pas que cette nouvelle information donne lieu à de nouvelles auditions: "On va poser les questions dans un premier temps aux experts, et dans un second temps, voir les procédures qui n’auraient pas été appliquées le cas échéant: il y a clairement eu des actes manqués. Et alors, en fonction de ces réponses, on verra si on doit procéder à d’autres auditions".

On a mis 18 mois à retrouver un GSM et on vient seulement d'en extraire des informations capitales

Faut-il parler d'actes manqués ou de négligence coupable? "À ce stade, c’est très difficile de répondre puisque ça fait 24 heures qu’on a les éléments. Ce qui est certain, c’est qu’on a trop traîné. Je veux dire, on a mis 18 mois à retrouver un GSM et on vient d’en extraire les informations, qui sont capitales, puisque ce que vous révélez évidemment est capital pour l’enquête. Et donc ça, ça ne va pas".

 

 

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