Une consultation populaire au sujet de l'avenir de la FDW, l'idée du FDF

Plusieurs personnalités du FDF défendent la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils suggèrent une consultation populaire
Plusieurs personnalités du FDF défendent la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils suggèrent une consultation populaire - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Plusieurs personnalités des FDF ont proposé vendredi l'organisation d'une consultation populaire qui permettrait aux francophones de Belgique de s'exprimer sur l'avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

A la veille des Fêtes de Wallonie, les députés MR Jean-Luc Crucke et Pierre-Yves Jeholet ont répété leur plaidoyer en faveur d'une Belgique à quatre Régions qui coopéreraient entre elles. Dans ce scénario, la Fédération Wallonie-Bruxelles, pourvue d'un parlement et d'un gouvernement, disparaîtrait.

"Ça fragilise les francophones"

Le débat est ancien et les partis francophones comptent dans leurs rangs, selon des proportions variables, des régionalistes et des communautaristes. La sortie des deux députés réformateurs n'a pas recueilli l'adhésion des autres formations. Au PS, le ministre-président de la Fédération, Rudy Demotte, a souligné l'importance d'un lien entre Wallons et Bruxellois sous peine de les voir "perdre ensemble".

Interrogée dans l'Echo vendredi, la ministre de l'Éducation, Joëlle Milquet (cdH), a rappelé son opposition constante à ce genre de projet. "Ça fragilise les francophones. Et on sait bien que, dans notre pays, il est fondamental que les francophones restent unis. L'identité francophone n'est plus promue, et ça ne va pas, car elle est structurante de ce que nous sommes", a-t-elle déclaré, plaidant au passage pour un retour des doubles-casquettes dans les gouvernements régionaux et communautaire, réduites à peu de choses par la majorité PS-cdH.

"Une proximité qui dérange, particulièrement au nord du pays"

Traditionnellement, les FDF sont les plus attachés à la Fédération. "L'institution francophone, dont l'existence est souvent mise en question, symbolise le lien privilégié qui unit Bruxelles et la Wallonie. Une proximité qui dérange, particulièrement au nord du pays. Et si on laissait les francophones s'exprimer? " suggèrent-ils dans une tribune publiée par "Le Soir".

Plusieurs personnalités, dont le président Olivier Maingain, y prennent la défense de l'institution, notamment pour le rôle qu'elle joue dans l'enseignement. Et de suggérer une consultation de la population. Une perspective toutefois lointaine: aucune Région n'a encore organisé les modalités d'une telle consultation depuis la 6e réforme de l'État.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK