Une conférence sur le changement climatique et la préservation des océans à Bruxelles en février 2019

Une conférence sur le changement climatique et la préservation des océans à Bruxelles en février 2019
Une conférence sur le changement climatique et la préservation des océans à Bruxelles en février 2019 - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Une conférence sur le changement climatique et la préservation des océans sera organisée en février à Bruxelles, a annoncé la ministre fédérale de l'Energie, de l'Environnement et du Développement durable, à l'occasion de son discours en plénière à la COP24, à Katowice.

Cette conférence de "haut niveau", organisée à l'initiative de Marie Christine Marghem et de son collègue Philippe De Backer, compétent pour la mer du Nord, se tiendra le 19 février au Palais d'Egmont et tournera autour de trois thèmes: l'impact des changements climatiques sur la biodiversité marine; comment concilier production d'énergie, notamment éolienne, et conservation de la biodiversité marine; et les conséquences environnementales de la navigation maritime.

Dans son discours à la COP24, Mme Marghem a en outre réitéré sa volonté de finaliser dans les jours qui viennent le plan national énergie-climat (PNEC), qui doit permettre à la Belgique d'atteindre les objectifs de réduction d'émissions déjà fixés à l'horizon 2030, soit -40% au niveau européen.

Mais cet objectif est d'ores et déjà considéré comme insuffisant et la Belgique a appelé mercredi, dans le cadre d'une déclaration ministérielle avec les deux autres pays membres du Benelux, à revoir à la hausse avant 2020 les ambitions européennes en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

"Nous devons à nos populations, en rentrant de Katowice, de reprendre le travail avec plus d'ardeur que jamais pour élaborer, avant 2020, des NDCs (les contributions déterminées au niveau national, NDLR) plus ambitieux qui doivent nous permettre de respecter les objectifs à long terme de Paris", a conclu Mme Marghem.

L'Accord de Paris vise à contenir la hausse des températures mondiales bien en-deça de 2°C et si possible à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Le traité prévoit également un financement d'au moins 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, en faveur des pays en voie de développement, davantage touchés par les conséquences des dérèglements climatiques. A cet égard, la Belgique a contribué à cet objectif à la hauteur de plus de 206 millions d'euros en 2016-2017, selon la ministre.

 

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