Formation fédérale : une coalition Vivaldi ou un retour aux urnes ?

Pour bon nombre, vu le contexte de crise sanitaire et de crise économique et quinze mois après les élections, le choix est très limité. Et très très peu imaginent que le 17 septembre lorsque le gouvernement Wilmès, gouvernement largement minoritaire, ne bénéficiera plus de la confiance du parlement, il puisse encore se maintenir longtemps en étant en affaires courantes. Bref, il y a de l'urgence dans l'air.

Egbert Lachaert reste prudent

A sa sortie du Palais, le président de l'Open VLD s'est montré quelque peu positif mais n'a pas crié victoire. Une Vivaldi, associant les socialistes, les libéraux, les écologistes et les chrétiens-démocrates, est possible, voire probable mais Egbert Lachaert ne s'emballe pas. Au contraire. " On travaille, dit-il, pour l'instant à une piste à quatre familles. Et pour beaucoup de partis, ce n'est pas évident. Il faut créer un consensus. Il y a des points sensibles pour tout le monde. La semaine dernière, on a travaillé sur une note de 62 pages, un travail déjà assez élaboré. L'ambition est de mettre le pays en ordre dans la perspective de 2020."

Tout n'est pas rose entre les partis

Chaque parti, chaque famille politique, vient en effet avec ses demandes et souhaits. Les socialistes comme le CD&V, par exemple, veulent plus de social, les libéraux, des mesures pour alléger la fiscalité et les écologistes, des mesures environnementales. Chaque parti voudra son trophée. Le tout dans un contexte budgétaire jamais connu et une crise économique qui pourrait durer longtemps. En Flandre, par exemple, outre les conséquences du Coronavirus, on craint les conséquences du Brexit qui pourrait coûter entre 10 et 15.000 emplois notamment pour les ports de Zeebruges et d'Anvers.


►►► À lire aussi : Formation fédérale : la coalition Vivaldi est-elle en train de se mettre en place ?


Avec qui comme Premier ministre?

Parallèlement, aux querelles sur le fond, logiques et inévitables, si cette coalition Vivaldi se mettait en place, il y aurait aussi de l'animation à propos de la répartition des postes. Pour celui de premier ministre, certains avancent déjà qu'il reviendrait à un Flamand. Et cela pourrait se jouer entre l'Open VLD, Alexander De Croo et le CD&V, Koen Geens. Sans oublier, bien sûr, tous les autres choix possibles.

Si la coalition Vivaldi se met en place, ce serait aussi quinze postes de ministre, premier ministre compris, à partager entre huit partis. Il y aurait du coup assurément beaucoup de déçus dans les partis. Et, du coup aussi, sans doute quelques postes de secrétaires d'Etat supplémentaires.

Mais aujourd'hui, nous sommes encore loin du compte. Le choix clair et net de la Vivaldi n'a pas encore été fait. Le CD&V n'a encore rien dit. Et les huit partis concernés ne se sont pas encore retrouvés autour d'une même table pour entamer des discussions.

Le Roi prolonge la mission d'Egbert Lachaert (JT du 28/08/2020)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK