"Une augmentation de 100 euros par mois pour les bas et moyens salaires"

"Une augmentation de 100 euros par mois pour les bas et moyens salaires"
"Une augmentation de 100 euros par mois pour les bas et moyens salaires" - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Didier Reynders (MR), était l'invité de L'Acteur en Direct ce jeudi matin sur La Première en radio pour commenter l'accord scellé au petit matin par les ministres du gouvernement fédéral sur le budget. Si le Vice-Premier Ministre confirme que le gouvernement fédéral poursuit sa trajectoire budgétaire pour atteindre l'équilibre en 2018, il annonce une réduction des charges sur le travail de "plus de 7 milliards d'euros" pour les entreprises ("en particulier pour les petites et moyennes entreprises"), mais aussi une augmentation du pouvoir d'achat pour le particulier qu'il chiffre à "100 euros par mois pour les bas salaires et les moyens salaires"

Quant à savoir comment il compte y parvenir, il répond : "L'objectif surtout, est un objectif chiffré. C'est de se dire, c'est 100 euros net par mois. Il y a plusieurs méthodes pour y arriver, on va évidemment les combiner". 

Baisser le coût du travail pour créer de l'emploi

L'autre volet de l'accord du gouvernement, dit-il, c'est de baisser le coût du travail, "très élevé" actuellement, "pour l'ensemble des entreprises". "C'était l'accord de gouvernement de baisser de 33% à 25% les charges qui pèsent sur le travail dans les entreprises, mais en y ajoutant des mesures plus spécifiques de soutien aux petites et moyennes entreprises sur les premiers emplois, sur les investissements, sur toute une série de choses qui peuvent favoriser l'emploi. Mais on va évidemment se concerter aussi avec les représentants de ces entreprises pour voir quelles sont les meilleures mesures, les mesures les plus appropriées", explique le ministre libéral. 

"Une diminution du train de vie de l'Etat"

Comment l'Etat compte-t-il compenser ces mesures ? Par "des réductions de dépenses dans l'ensemble des départements, une diminution du train de vie de l'Etat, d'une certaine façon", par "des réformes fondamentales sur le marché du travail ou en matière de retraite". La plupart des mesures d'économie "sont contenues déjà dans le contenu du budget 2015 et dans l'accord de gouvernement", précise Didier Reynders. 

Mais le Vice-Premier insiste : "Cela permet surtout d'aller vers une baisse de la pression fiscale. Donc, il n'y aura pas de compensation intégrale des baisses de charges. Les baisses de charges sont, pour partie, compensées par des réformes, des réductions d'impôt".

Hausse de la TVA sur l'électricité

Par ailleurs, "il y a effectivement un glissement, comme on l'avait annoncé, entre les charges qui pèsent sur le travail, que l'on veut diminuer, et la fiscalité indirecte qui pèse sur la consommation, qui peut aussi avoir un impact en matière d'environnement, favoriser des comportements qui vont plutôt dans le bon sens en matière environnementale. Favoriser aussi des comportements favorables en matière de santé. Et puis, des taxations supplémentaires sur le capital".

Autrement dit, Didier Reynders confirme le retour d'une TVA à 21% sur l'électricité au lieu de 6% actuellement : "C'est une mesure que nous avions décidée sous le gouvernement précédent pour deux ans en disant qu'on évaluerait la mesure. On est arrivé effectivement à ce moment. Et on constate que la mesure à un coût beaucoup plus élevé qu'annoncé au moment où elle a été mise en œuvre. Donc le choix est évidemment de se dire : 'Est-ce que l'on veut continuer ce genre de mesure ou favoriser l'emploi, favoriser le pouvoir d'achat par un baisse des charges sur le travail ?' C'est le choix que nous faisons".

Hausse de la taxe sur les sodas et le tabac

Le ministre MR confirme également "toute une série d'autres mesures" pour "charger plus, c'est vrai, une partie de la consommation, du capital, de comportements qui peuvent être nocifs en matière d'environnement ou pour la santé".

Autrement dit, il y aura bien une taxe soda, "c'est tranché", reste à en discuter avec le secteur : "Le tout est de voir la meilleure manière de le faire en concertation avec les secteurs concernés. Je crois que c'est la meilleure manière d'agir dans ce domaine".

De manière indirecte, Didier Reynders a également confirmé la volonté du gouvernement d'augmenter le prix du tabac : "J'entendais, par exemple, dans votre journal que l'on citait, de nouveau, le nombre de tués lié à la consommation de tabac, il faut que l'on puisse prendre des mesures, et on sait que les mesures qui touchent le prix sont probablement les mesures les plus efficaces".

Taxation du capital 

Le capital est également dans le viseur : "Cela veut dire, en tout cas, augmenter le prélèvement sur le capital. Il y a plusieurs formules. C'est surtout, nous l'avions annoncé, la spéculation que l'on veut de manière plus particulière toucher", déclare le ministre sans donner davantage de précisions. 

Au final, Didier Reynders justifie toutes ces mesures pour réussir à faire baisser le coût du travail tout en maintenant le budget en équilibre.

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK
Matin Première
en direct

La Première Bxl

Matin Première