Expulsion: cinq passagers débarqués, dont une député qui porte plainte

Un vol retardé à cause d'un rapatriement forcé
Un vol retardé à cause d'un rapatriement forcé - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Une tentative d'expulsion forcée d'une femme à destination de Kinshasa a provoqué l'émoi, au bord d'un avion de la compagnie Brussels Airlines. Cinq passagers, sensibles aux pleurs de la personne expulsée de force, sont intervenus. Ils ont été débarqués de l'avion et arrêtés administrativement pour avoir causé des troubles. Parmi eux, la député FDF Gisèle Mandaila, qui porte plainte.

La député bruxelloise Gisèle Mandaila (FDF) a annoncé samedi après-midi qu'elle allait porter plainte contre un jeune policier pour avoir reçu un coup de poing au visage alors qu'elle avait été débarquée du vol. "Il faut donner une sanction disciplinaire à ce jeune policier", estime-t-elle. "Il faut qu'il suive une formation pour apprendre la maîtrise de soi", poursuit Mme Mandaila. Pour elle, l'usage de la violence n'était pas justifié.

A la suite des incidents à bord, le commandant a décidé de débarquer la passagère qui devait être expulsée. Selon Kaatje Natens, ce sont les pleurs et les cris de la femme, et non des maltraitances, qui ont ému certains passagers. Ils ont dès lors décidé de protester.

Le vol a enregistré environ 1h30 de retard. La police procédera à l'expulsion de la femme lors d'un autre vol.

Cette passagère, accompagnée par une demi-douzaine de policiers, s'opposait avec virulence à son refoulement vers la République démocratique du Congo (RDC).

"Elle est malmenée, retenue par le bras. Impossible qu'elle bouge. On la menace de lui mettre un coussin pour la calmer", a indiqué à Belga un passager, visiblement ulcéré par les méthodes utilisées. Sa voix, lors de cette conversation téléphonique, était presque couverte par des cris. L'avion avait déjà quitté le terminal et roulait en direction de la piste d'envol, mais il a fait demi-tour.

De tels incidents sont fréquents lors de tentatives de rapatriements forcés de personnes en séjour illégal.

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet a exigé une enquête. Elle a également saisi l'Inspection générale "pour faire toute la clarté". Si des fautes ont été commises dans le traitement de la personne au moment de l'expulsion, des sanctions seront prises, a-t-elle prévenu.

Belga

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