Un trou béant dans les caisses de la Sofico

La Sofico entretient le réseau structurant, c'est-à-dire les grandes voies navigables, les routes principales et les autoroutes de Wallonie
La Sofico entretient le réseau structurant, c'est-à-dire les grandes voies navigables, les routes principales et les autoroutes de Wallonie - © Odile Leherte - RTBF

La Sofico, c’est l’organisme wallon qui gère les grands réseaux fluviaux et routiers. C’est lui qui est à la manœuvre lorsqu’il s’agit de réparer et d’entretenir autoroutes et routes principales.

Or, il semble qu’il y ait un fameux trou dans sa caisse. La faute au ministre précédent… dit l’actuel.

L’Écolo Philippe Henry, ministre wallon de la mobilité a fait ses comptes : il y a un trou de 140 millions dans les finances. Selon nos confrères de L’Echo, il a été révélé lors d’un récent conseil des ministres wallons. Et il faut à présent en gérer les conséquences.

Carlo Di Antonio

Philippe Henry l’affirme haut et clair : c’est une faute grave de son prédécesseur, le cdH Carlo Di Antonio. "Il a clairement donné la consigne à la Sofico d’engager des travaux pour des budgets qui n’existaient pas", dit-il. Et il ajoute : "pour des motifs électoralistes". L’ancien ministre à la manœuvre proteste-t-il ? Nous avons tenté de le joindre mais sans succès.

Bonne gouvernance

La Sofico a donc lancé plus de chantiers qu’elle ne peut en payer avec les moyens dont elle est dotée. L’organe se flatte pourtant d’obéir à une charte de gouvernance. Il y a un Comité d’audit attentif notamment aux finances et des commissaires du gouvernement dans cet organisme. Donc, de deux choses l’une : soit les commissaires et l’audit n’ont pas fait leur travail ; soit la majorité MR-cdH a détourné les yeux. Dans tous les cas, c'est plutôt préoccupant.

Rééchelonnement des travaux

Aujourd’hui, la Sofico doit se refaire une santé, reprendre couleur. Du coup, plus aucun marché n’a été lancé depuis un an. Tout est forcément remis en cause, explique Philippe Henry. Il faudra sans doute postposer des travaux, revoir l’ensemble de l’échéancier. Les entretiens et les rénovations se feront mais pas au rythme initialement prévu.

Chômage économique

Du coup, les entreprises de travaux publics, après avoir été submergées de chantiers, craignent aujourd’hui de rester les bras ballants avec les conséquences qu’on imagine, notamment sur l’emploi.

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