Un seul accusé dans le box au procès des bandes urbaines

Yannick Kalewuka, d'origine congolaise, a été extradé de la Belgique en 2006. Fiston Nyongabo est, quant à lui, toujours en Belgique mais n'y a plus de domicile connu. Seul Fabrice Nkilakosi Diakumpuna comparaît à son procès.

L'accusé a affirmé qu'il avait encore des contacts avec Fiston Nyongabo et que celui-ci n'était pas présent parce qu'il était souffrant.

En 2002, ces trois individus, dont deux alors âgés de 15 ans et l'autre de 20 ans, faisaient partie d'une même bande appelée "Black Demolition". La bande rassemblait des jeunes, essentiellement d'origine africaine, dans le quartier de Matonge, à Ixelles.

Le 22 mars 2002, en début d'après-midi, les trois membres avaient agressé un autre jeune homme dans la galerie commerçante d'Ixelles.

Ils l'avaient identifié comme appartenant à une bande rivale du quartier Simonis et City II, les "New Jacks".

Armés de couteaux, ils l'avaient poignardé à six reprises. Trois de ces coups avaient été mortels pour la victime. L'homme, âgé de 26 ans, était décédé une heure environ après l'arrivée des secours sur les lieux.

En fuite, les auteurs n'avaient pas tardé à être identifiés et arrêtés. Ils avaient ensuite bénéficié d'une libération conditionnelle en 2003.

Selon les experts psychiatres, les trois accusés étaient, au moment des faits, sans aucun repère familial, presque livrés à eux-mêmes. Ils auraient petit à petit décroché scolairement, puis se seraient inscrits dans une logique de rivalité entre bandes urbaines. Une logique de conflit qu'ils auraient vécue dans leur pays d'origine et qu'ils auraient reproduit ensuite. L'un d'entre eux, notamment, étant un rescapé du génocide rwandais de 1994.

L'accusé présent, Fabrice Nkilakosi Diakumpuna, a été interrogé par la Cour sur les faits pour lesquels il est en aveux, mais aussi sur son parcours de vie. Après sa libération, l'accusé avait repris une formation. Il travaille actuellement comme chauffeur, avec son père, et est père d'une petite fille.

En ce premier jour d'audience, le tribunal n'a fait l'objet d'aucune mesure de sécurité exceptionnelle.


Belga

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