Un service minimum sera-t-il instauré dans les prochains mois à la SNCB?

Un service minimum sera-t-il instauré dans les prochains mois à la SNCB?
Un service minimum sera-t-il instauré dans les prochains mois à la SNCB? - © ERIC LALMAND - BELGA

Depuis des années, le dossier est sur la table. Les libéraux francophones comme flamands sont demandeurs depuis longtemps. La N-VA aussi. Résultat, dans l'accord de gouvernement, il avait été précisé qu'il serait demandé aux partenaires sociaux, direction et syndicats de la SNCB, de trouver un accord. Mais faute de solution trouvée, et c'est le cas, sans surprise, le dossier vient de revenir dans le giron du gouvernement qui va normalement proposer un texte.

La N-VA, de son côté, est déjà sortie du bois sur le sujet. En octobre dernier, elle a déposé une proposition de loi. Elle précise que pendant les heures de pointe lors de grève, 60% des trains devraient rouler. En dehors des heures de pointe comme le week-end, 40%. Mais la N-VA n'a pas été plus loin. Elle n'a pas précisé, par exemple, le nombre d'agents de la SNCB nécessaire pour mettre en place un tel système. Et pourtant, au-delà du symbole, c'est l'un des nœuds du problème.

PLUS DE 1500 AGENTS NÉCESSAIRES

Selon des scénarios officieux évoqués il y a de cela quelques mois, des chiffres provenant de la SNCB, si 11% des trains circulent sur le réseau, un jour de grève, ce qui représenterait 391 trains, il faudrait au moins 1500 agents pour l'assumer. Il faut ,en effet, des conducteurs, des accompagnateurs, des guichetiers, des agents du dispatching, des agents chargés de la sécurité mais aussi du personnel d'Infrabel.

ET EN FRANCE?

C'est l'exemple souvent repris par les partisans du service minimum en Belgique. Le texte date de 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le but est surtout d'éviter les grèves sauvages. Et donc, il impose aux grévistes de prévenir la direction 48H avant le début de toute action. Et normalement, aux heures de pointe, un train sur 3 minimum doit circuler. Mais, malgré cette règle, en juin 2014, une grève à la SNCF a duré plusieurs jours et le service minimum n'a pas toujours été bien suivi. Voilà, en tout cas, un nouveau dossier chaud et sensible pour Jacqueline Galant, la ministre de la Mobilité.

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