Un roi sans pouvoir, première étape de la N-VA vers le confédéralisme

Le député N-VA Hendrik Vuye, ex-chef de groupe à la Chambre, et sa collègue Veerle Wouters ont été chargés par le président de la N-VA, Bart De Wever de préparer l'évolution confédérale du pays pour 2019. 

L'aspiration républicaine des nationalistes flamands est assumée depuis longtemps et se retrouvait déjà dans les fondements de la N-VA, il y a 10 ans puisque les statuts des nationalistes flamands prévoient l'avènement d'une république de Flandre.

Pas de surprise, donc, à ce que le premier résultat de la révolution confédérale vise les pouvoirs du roi. Dans une salle bien remplie de la maison des parlementaires, devant journalistes et membres de la N-VA, les deux auteurs ont présenté mercredi un livre dans lequel ils appellent à la mise en place d'une "monarchie républicaine" s'inspirant des travaux du congrès national de 1830.

Les 25 propositions visent chacune à vider la fonction royale de tout rôle politique mais aussi économique. Sont attaqués, les discours de Noël, la formation du gouvernement au palais royal, l'immunité royale, les dotations et même le rôle du roi dans les missions économiques pourtant fréquemment saluées par les hommes d'affaires qui y voient une porte d'entrée royale dans certains pays. 

Une monarchie républicaine mais pas la fin de la monarchie.

Sens du réalisme politique ou première étape d'un détricotage de l'Etat ? En tout cas, les deux députés constatent qu'il n'existe pas de majorité aujourd'hui pour supprimer la monarchie et qu'une réforme constitutionnelle nécessiterait une majorité des deux tiers à la Chambre et au Sénat. Les auteurs de " De Maat van de monarchie " (La Taille de la monarchie) adoptent donc une autre stratégie: il ne s'agit pas, selon eux, de tuer l'institution royale mais la moderniser. Ils renvoient à l'exemple de la monarchie néerlandaise: une "monarchie moderne", "plus en phase avec le respect de la démocratie". Quant au timing, le ton d'Hendrick Vuye se fait plus dur : "soit on en parle au parlement, soit on attend le prochain incident".

Une phrase qui doit résonner sans doute aux oreilles du président de la Chambre, Siegfried Bracke, présent lui aussi lors de la présentation de ce livre, tout comme le ministre fédéral N-VA Théo Francken ou le ministre régional Ben Weyts. 

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