Un professeur peut-il attacher un élève turbulent à sa chaise?

Comment réagir face à un élève turbulent? La contention est autorisée
Comment réagir face à un élève turbulent? La contention est autorisée - © CHARLY TRIBALLEAU - AFP

Des élèves autistes avaient été attachés dans des écoles bruxelloises et montoises. Et cela avait provoqué une polémique. La ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle Milquet (cdH), a donc envoyé une circulaire aux écoles pour clarifier ce qui est permis ou non. Elle préconise quatre types de réactions:

Première réaction: la contention physique, c'est à dire utiliser ses bras pour immobiliser l’élève violent.

Deuxième réaction : la contention mécanique, ou utiliser des sangles pour restreindre les mouvements de l’élève.

Troisième réaction : la contention chimique, c’est-à-dire le recours aux calmants.

Enfin, quatrième réaction : l’isolement, ou placer l’élève dans une pièce fermée pour qu’il se calme.

Attacher un élève à sa chaise ?

Est-il alors normal d'attacher un élève à sa chaise? Non, il s’agit de cas extrêmes. Cette circulaire a été envoyée à toutes les écoles, mais concerne surtout l’enseignement spécialisé, c’est-à-dire les écoles qui s’occupent d’élèves souffrant de certains troubles comme l’autisme par exemple.

En toutes circonstances, ces méthodes doivent rester exceptionnelles.

La circulaire est très précise: l’enseignant doit faire face à "un danger réel et imminent". Enfin, dès qu’une mesure de contention est appliquée, elle doit être enregistrée et communiquée aux parents.