Un professeur et un assistant de l'UGent démissionnent après un salut nazi

Le professeur et l'assistant du département des sciences de la communication de l'UGent qui avaient insulté des policiers dans un live stream avec des étudiants ont démissionné et le recteur a accepté cette démission, a confirmé mardi l'Université de Gand. L'un des deux hommes avait appelé les policiers "Sieg Heil" et "Bienvenue en Allemagne nazie", après que la police soit intervenue pour nuisance nocturne.

Les deux individus ont tenu une séance pour les étudiants, au domicile de l'un d'eux, en direct sur internet dans la nuit de vendredi à samedi. Après avoir reçu une plainte pour tapage nocturne, la police s'est rendue sur les lieux vers 01h30. Le direct a toutefois continué à tourner durant l'intervention de la police, qui a duré une vingtaine de minutes. Initialement il y avait deux agents de police, mais l'un des deux académiciens ayant refusé de montrer sa carte d'identité, les policiers étaient au nombre de huit à un moment donné.

En outre, les deux comparses ne respectaient pas les mesures prises dans le cadre de la crise du coronavirus, étant donné que l'un des deux se trouvait dans un logement qui n'était pas son domicile.

L'Université de Gand a été informée de la diffusion en direct et a pris des mesures immédiates. Le recteur de l'université de Gand avait décidé samedi d'écarter le professeur et l'assistant. "Il était évident que les enseignants concernés ne pouvaient plus avoir de contact avec les étudiants de l'UGent. Ils ont alors démissionné de leurs fonctions. Il va sans dire que j'ai accepté leur démission", a déclaré M. Van de Walle mardi soir. "J'espère qu'ils tireront les leçons nécessaires de cet incident", a-t-il ajouté, condamnant "fermement" ces faits.

Leur comportement est incompatible avec la mission pédagogique et sociale de l'UGent

"Leur comportement est incompatible avec la mission pédagogique et sociale de l'UGent", estime le recteur. "A une période où les membres de l'université, unis dans des circonstances difficiles, veillent à ce que les étudiants puissent suivre des cours en ligne, et où des efforts sont demandés tant au personnel qu'aux étudiants pour que l'université reste debout, un tel comportement est d'autant plus intolérable. Ce n'est pas ce que défend notre université. Ce n'est pas ce que nous sommes", conclut-il.

La faculté de sciences politiques recherche un remplaçant.

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