Un piquet de grève devant le siège de l'UCM, Marc Goblet reçu

L'UCM "déplore" la grève de ce vendredi "et en particulier le blocage, en matinée, de son siège principal" de Wierde (Namur), a-t-elle indiqué. "Le personnel de l'UCM n'a eu accès aux bâtiments qu'à 11 heures, après un entretien entre le secrétaire général de la FGTB Marc Goblet et le président de l'UCM Philippe Godfroid.

Dès 7h00 vendredi, environ 80 syndicalistes de la FGTB ont bloqué les entrées de l'UCM. "Ils ont entravé la circulation et empêché tout accès aux bâtiments", selon l'Union des Classes moyennes, qui "regrette et dénonce cette contrainte exercée sur son personnel, privé de la liberté de circuler et de travailler".

L'UCM "trouve également inutile le coup porté à l'économie belge et surtout wallonne ce vendredi. Les PME sont victimes d'un conflit politique qui ne les concerne guère. Elles subissent un dommage direct et souffrent aussi de ce climat social tendu".

"La Belgique est à un tournant. Ce n'est pas le moment de fragiliser l'économie et l'emploi. D'importants défis sont devant nous : modernisation des relations de travail, révision de l'impôt des sociétés, réforme des pensions, amélioration de la mobilité, adaptation de l'enseignement, stabilisation de l'État fédéral. Nous serons plus efficaces si nous travaillons ensemble", a commenté le président de l'UCM au terme de sa rencontre de plus d'une heure avec Marc Goblet, venu rejoindre au piquet des militants.

Choisir la voie de la concertation et du débat plutôt que celle du conflit et des affrontements stériles

L'UCM a enfin appelé la FGTB "à choisir la voie de la concertation et du débat plutôt que celle du conflit et des affrontements stériles".

De son côté, le syndicat socialiste a confié avoir pu rappeler lors de cet entretien son envie et son besoin de négociations. "Ce n'est pas qu'un slogan, nous sommes demandeurs", a martelé Guy Fays, secrétaire régional de la FGTB Namur.

"La grève est un moyen (d'action) comme un autre depuis des dizaines d'années, que l'on apprécie ou pas, elle a permis de faire avancer les choses. Il s'agit d'un outil d'action quand les négociations sont bloquées", a-t-il ajouté.

Enfin, les deux parties ont, selon Guy Fays, pu "trouver quelques points de convergence sur lesquels se baser". Le but étant à présent de travailler ensemble et de soumettre ceux-ci au Premier ministre, "prouvant que du côté francophone, on peut s'entendre et agir ensemble".

À l'issue de l'entretien, le blocage des entrées du bâtiment de l'UCM a été levé.

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