Un parlementaire Open Vld lance "retourne au Maroc" à une élue sp.a

Pendant le débat sur Caterpillar, la députée sp.a Meryame Kitir revenait à son banc après sa réplique, lorsqu’elle a été interpellée par un élu Open Vld. D’après le chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre Kristof Calvo, le député Open Vld Luk Van Biesen a lancé à la députée d’origine marocaine, ancienne ouvrière de Ford Genk, un "retourne au Maroc".

L’élu vert a dénoncé ces propos dans son intervention à la tribune de la Chambre. Le président de l’assemblée, Siegfried Bracke, a répondu que, si les propos étaient exacts, l’auteur devrait présenter ses excuses.

Ceci ne peut [se produire] jamais, nulle part

L'Open Vld a jugé "inappropriée" la réaction de Luk Van Biesen. Celui-ci a d'ailleurs fini par s'excuser. "Ceci ne peut [se produire] jamais, nulle part", ont condamné la présidente Gwendolyn Rutten et le chef de groupe Patrick Dewael. Luk Van Biesen sera convoqué par sa présidente de parti.

Bien que plusieurs parlementaires confirment la véracité des propos tenus, l'intéressé dit lui avoir été mal compris. "Les mots d'un représentant du peuple sont ceux qui comptent, toujours et partout. Peu importe ce qu'il a voulu dire, son intervention était inappropriée", ont réagi Gwendolyn Rutten et Patrick Dewael.

De son côté Meryame Kitir ne compte pas en rester là. "Je trouve que ce qu'il a dit est très grave". La cheffe de groupe socialiste flamande entend examiner avec le président de la Chambre Siegfried Bracke quelles suites il convient de donner à cette affaire.

Siegfried Bracke dénonce des propos "indécents"

Le président de la Chambre Siegfried Bracke a qualifié d'"indécents" et de "déplacés" les propos prêtés au député Open Vld Luk Van Biesen. "Ce sont des propos qu'on ne doit pas entendre en dehors d'une enceinte parlementaire, et encore moins dans l'hémicycle", a réagi Siegfried Bracke dans un entretien avec l'agence Belga.

Condamnant ce type de propos, Siegfried Bracke a toutefois indiqué qu'il se trouvait dans l'impossibilité d'envisager des sanctions à l'endroit d'un député, au nom de la liberté d'expression totale et l'immunité dont jouissent les parlementaires dans l'exercice de leur fonction. "On continuera donc à dire ce qu'on veut au parlement, ce qui ne m'empêchera pas de persister à marquer mon désaccord avec ce type de propos", a conclu Siegfried Bracke.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK