Un parcours d'intégration plus long pour les primo-arrivants en Wallonie

Un parcours d'intégration plus long pour les primo-arrivants en Wallonie
Un parcours d'intégration plus long pour les primo-arrivants en Wallonie - © JEAN-LUC FLEMAL - BELGA

Le gouvernement wallon a approuvé jeudi un renforcement du parcours d'intégration des primo-arrivants, en programmant notamment de faire passer de 120 à 400 heures la formation en langue française dispensée si nécessaire à ces nouveaux résidents étrangers en Wallonie.

La coalition MR-cdH triple en outre le nombre d'heures de formation à la citoyenneté, qui passe de 20h à 60h, a indiqué la ministre de l'Action sociale Alda Greoli.

Plus de 40% des près de 2.500 personnes inscrites annuellement dans le parcours d'intégration wallon viennent volontairement, a relevé la ministre cdH. Le gouvernement vise à ce que le parcours soit suivi par 3.500 personnes. Il a prévu d'accroître de 7,95 millions d'euros le budget actuellement dévolu.

Le gouvernement MR-cdH révisera aussi la liste des dispenses afin d'augmenter le public visé par l'obligation. Ce sera le cas par exemple de la dispense pour les personnes ayant séjourné plus d'un an dans l'espace Schengen, "alors que les besoins de suivre le parcours peuvent se justifier pour elles".

"Un objectif de mieux vivre ensemble"

Concernant le contrôle de l'obligation d'inscription, les collaborations entre les communes et les Centres régionaux d'intégration (CRI) seront améliorées pour accélérer le contact avec le primo-arrivant. Le registre national sera accessible pour l'administration et les centres pourront ainsi être informés plus rapidement, en vue d'éventuelles sanctions.

En outre, le niveau d'expérience des formateurs continuera à être renforcé, au regard des exigences d'autres dispositifs similaires. Un espace sera prévu dans le dispositif pour les mineurs étrangers non-accompagnés, conjointement avec la Communauté française et le gouvernement fédéral.

"Ces diverses évolutions augmenteront les chances des primo-arrivants de participer au fonctionnement de notre société, d'accéder à un emploi, de suivre le parcours scolaire de leurs enfants, dans un objectif de mieux vivre ensemble", souligne la ministre Greoli (cdH).

Un parcours obligatoire depuis 2016

Le parcours d'intégration pour primo-arrivants avait été adopté en 2012 par le gouvernement wallon (PS-Ecolo-cdH) mais n'était entré en vigueur qu'en 2015, sous la forme d'un "parcours d'accueil" majoritairement facultatif, à l'exception du bilan d'accueil.

Son caractère entièrement obligatoire (module d'accueil, formation en langue française si nécessaire, formation en citoyenneté et orientation vers le dispositif d'insertion socio-professionnelle si nécessaire) avait été décidé en 2016 par le gouvernement précédent (PS-cdH).

La coalition MR-cdH quant à elle avait convenu de le renforcer, le compléter et de prévoir des sanctions systématiques à l'égard de ceux qui ne s'inscrivent pas.

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