Bruxelles: la manifestation à Matonge a dégénéré, 16 policiers blessés

Bruxelles: la manifestation contre la réélection de J. Kabila a dégénéré
2 images
Bruxelles: la manifestation contre la réélection de J. Kabila a dégénéré - © Belga

Plus de mille personnes ont manifesté ce samedi à Matonge contre la réélection de Joseph Kabila à la présidence de la République démocratique du Congo. Certains éléments du cortège, parti de la Porte de Namur à Bruxelles, se sont rendus coupables d'actes de vandalisme le long de la petite ceinture. Des vitrines de magasins ont été brisées, des véhicules endommagés et seize policiers ont été blessés. Il y a eu 144 arrestations.


Des manifestants ont jeté différents objets, comme des vuvuzelas, des pierres ou des poubelles, en direction de la police. Celle-ci a répondu à coups de matraque et de spray au poivre. Seize policiers ont été blessés au cours des incidents. Selon les premiers constats médicaux, il ne s'agit que de blessures légères. 

Deux civils ont été blessées également dont une dame qui a été touchée à l'oeil par les bris de vitre d'un bus vandalisé. Des dizaines de vitrines de magasins ont été brisées et des voitures endommagées. Une bijouterie a été dévalisée.  

Les manifestants s'en sont également pris à des journalistes présents sur place auxquels ils reprochent de ne pas faire de comptes-rendus objectifs sur les élections et la situation au Congo.

Ils n'acceptent pas le résultat officiel de l'élection présidentielle et considèrent comme président régulièrement élu l'opposant Etienne Tshisekedi.

Parmi eux, quelques-uns brandissaient des drapeaux flamands et adressaient des reproches aux responsables politiques francophones, accusés de soutenir Joseph Kabila.

Des jeunes issus de bandes urbaines infiltrent la manifestation

L'atmosphère sur les lieux était particulièrement tendue. La police bruxelloise était présente en masse, aussi bien en civil qu'en uniforme. Une auto-pompe était également sur les lieux. 

Les problèmes ont commencé après qu'un groupe de manifestants, une cinquantaine de jeunes identifiés par la police comme membres de bandes urbaines, eut commencé à se frotter à la police, rue Guimard. Les esprits se sont alors échauffés et des jeunes se sont munis de pierres. Les policiers ont tenté d'isoler ces jeunes manifestants du reste du groupe mais se sont faits encercler dans la manœuvre. S'ensuivent alors trois heures de confusion, entre poussées de fièvre et retour au calme. 

Vers 20h00, le calme est revenu dans le quartier. Vers 21h, une centaine de Congolais manifestaient encore Porte de Namur, rassemblés autour d'un feu et surveillés par la police.

Plus de manifestations autorisées

Au total, la police a procédé à 144 interpellations, dont 21 arrestations judiciaires. Parmi ces dernières, trois personnes ont été arrêtées parce qu'elles ont jeté sur les chevaux de la police des poubelles et des tessons de bouteille.

Dimanche, le bourgmestre d'Ixelles Willy Decourty (PS) a déclaré à la RTBF qu'aucune manifestation de la sorte ne serait plus autorisée ni tolérée.

Julien Vlassenbroek avec Hélène Maquet et Belga

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK