Le jihadiste présumé arrêté à l'aéroport de Charleroi nie les faits

Le jihadiste présumé arrêté à l'aéroport de Charleroi nie les faits
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Le jihadiste présumé arrêté à l'aéroport de Charleroi nie les faits - © Tous droits réservés

Un jihadiste présumé a été arrêté mardi dernier à l'aéroport de Charleroi. C'est un Syrien de 24 ans, il venait de Grèce et a fait étape à l'aéroport de Charleroi. Sa destination finale était Oslo. Il avait de faux passeports et les douaniers ont également trouvé sur lui des documents suspects, relatifs à la situation en Syrie. Son avocat, commis d'office, nous a confié que l'homme niait être un djihadiste.

Le suspect nie les faits, mais il a été placé sous mandat d'arrêt pour participation à une organisation terroriste et usage de faux. Il doit comparaitre lundi devant la chambre du conseil de Charleroi.

Selon Me Nabil Khoulalene, avocat commis d'office du djihadiste présumé, l'homme prétend être un étudiant en langues étrangères syrien qui a fui son pays en raison des événements qui s'y déroulent. Il était en transit à Charleroi et en partance pour la Scandinavie où il avait l'intention de retrouver de la famille. L'avocat précise aussi que les documents retrouvés sur son client étaient sur support informatique. Me Khoulanene ne s'est pas prononcé sur d'autres éléments de l'enquête en cours. Il comparaîtra avant lundi en Chambre du conseil.

C'est la deuxième arrestation de ce genre en un mois et demi à l'aéroport de Charleroi. En août dernier, un Syrien avait été pincé : il venait aussi de Grèce pour se rendre en Scandinavie. Il était alors muni de faux papiers et d'une clé USB avec des vidéos qui montraient des assassinats perpétrés dans son pays.

A l'aéroport les contrôles seront encore renforcés, dit Jean-Jacques Cloquet, administrateur-général de BSCA.

La sécurité chez nous

La Belgique va partir en guerre contre le groupe terroriste État Islamique, et plusieurs députés se sont inquiétés en commission ce mercredi de possibles représailles sur le territoire, à l'image du député FDF Olivier Maingain. "Il y a certainement un effort à faire quant à la sécurité de notre pays, estime-t-il. Quand on voit les lacunes des services de sécurité en Belgique face au retour de ces anciens mercenaires, on se dit qu'il y a plus que du travail qui nous attend."

L'envoi de six F-16 belges en Irak ne dépend plus que d'un vote en séance plénière au parlement. Le gouvernement et la commission des relations extérieures et de la défense ont déjà marqué leur accord, mais cette participation à l'offensive menée par les États-Unis doit être assortie d'une vigilance accrue pour la sécurité sur le territoire belge.

"Le cabinet restreint s'est mis d'accord pour qu'une attention particulière soit portée sur les mesures nécessaires afin d'anticiper une éventuelle augmentation du niveau de la menace intérieure suite à notre participation à la coalition internationale, explique le ministre de la défense, Pieter De Crem. En particulier le renforcement des mesures et des moyens de sécurité en Belgique et que des mesures humanitaires particulières soient prévues par la Belgique en soutien aux populations locales déplacées."

RTBF

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